ROME, - Les évêques catholiques de France
publient aujourd'hui sur leur site ce « Message aux chrétiens
persécutés dans le monde » du Conseil d'Églises chrétiennes en
France.
Il invite à interpeller les gouvernements « pour que cesse tout
acharnement » et que les chrétiens soient « considérés comme des
citoyens à part entière » dans leurs nations.
« Des pleurs et une longue plainte » (Mt 2,18)
Chrétiens d'Orient,
Le 31 octobre dernier, l'attentat perpétré à l'encontre de chrétiens
assemblés dans la cathédrale de Bagdad nous a tous choqués. Cet acte
si brutal n'est malheureusement pas un fait isolé. À travers le
monde des chrétiens nombreux de toutes confessions font l'objet
d'intimidation, de menaces, d'attaques dans la banalité du quotidien
; d'autres sont écartés de certaines fonctions au seul motif de leur
foi. Dans de nombreux pays, ces persécutions ne sont pas uniquement
le fait d'individus sectaires mais sont aussi la conséquence de
dispositifs juridiques discriminatoires. Trop souvent des crimes
pour motif religieux sont commis dans l'indifférence générale.
À vous, Frères et Soeurs chrétiens
persécutés, kidnappés, emprisonnés, torturés ou
obligés de quitter votre pays, à cause de votre foi, nous tenons à
redire tout notre soutien et notre communion spirituelle. Nous
formons une seule famille en Christ : sachez que nous ne vous
oublions pas.
Pour que les souffrances que vous subissez injustement ne sombrent
pas dans l'indifférence, nous alertons régulièrement l'opinion
publique et nos responsables politiques. Nous leur demandons
d'interpeller vos gouvernements pour que cesse tout acharnement et
que vous soyez considérés comme des citoyens à part entière dans vos
nations.
En ce temps de Noël, nous nous souvenons que Jésus est venu dans un
climat de violence, marqué par une folie meurtrière, des pleurs et
une longue plainte, conduisant sa famille à l'exil. Pourtant cette
venue est pour tous signe d'espérance et source de renouveau,
aujourd'hui encore. Avec vous nous prions pour que la justice du
Prince de la Paix s'établisse.
Dans cette attente, qu'il soit votre réconfort et renouvelle votre
espérance dans la foi.
Conférence des Évêques de France
Le cardinal André Vingt-Trois
Président
Fédération protestante de France
Le pasteur Claude Baty
Président
Assemblée des Évêques orthodoxes de France
Le métropolite Emmanuel
Président
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Radio: A Means to Promote Integral
Human Development
"The radio as a means to promote the development of the whole
person." That was the theme of a webinar on December 10 sponsored by
the Interdisciplinary Center for Social Communication (or CICS) at
the Pontifical Gregorian University in Rome.
The meeting was attended by experts, teachers and students of the
training program, taking part in an online CICS course for Latin
America and the Caribbean, as well as recipients of scholarships
awarded by the Italian Bishops' Conference.
The discussions focused on the recommendations of the concluding
document of the Fifth General Conference of Latin American Bishops,
held in Aparecida in 2007. It especially concerned the communication
ministry, training and permanent mission of the communicators.
The proceedings were opened by the new director of CICS, Father
Agustine Savarimuthu SI, and they were moderated by the coordinator
of the CICS online, Ary Waldir Ramos Díaz.
Several contributions were offered by teachers and experts, such as
Father Guillermo Ortiz, SI, head of promoting Latin America of
Vatican Radio in Rome, Father David Gutierrez, director of Vatican
Radio's Spanish section, Gerardo Lombardi, president of the Latin
American Association of Radiophonic Education (ALER), and Jose
Nelson Mármol, director in Ecuador of the World Catholic Association
for Communications (SIGNIS)
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Seule la vérité sauve
20/12/2010 (2:20)
Dans un monde défiguré par le péché, où les espoirs en l’avenir
périssent sous le poids de l’incertitude, il faut invoquer le
Seigneur, afin que la foi de l’homme puisse se réveiller, a déclaré
Benoît XVI lors de sa rencontre traditionnelle avec la Curie Romaine
pour les échanges de vœux de Noël. En allusion aux évènements de
l’année qui s’achève bientôt, le Pape, dès le début de son discours,
a voulu revenir sur l’affaire des abus sexuels sur mineurs commis
par certains prêtres, parlant d’une « humiliation » qui doit être
accueillie comme une « exhortation à la vérité, comme un appel au
renouvellement ». « Notre détermination à changer est à puiser dans
la foi et dans le bien », a dit le Pape, en réparant « le plus
possible l’injustice commise », en nous montrant « capables de
pénitence ». Les réflexions du Pape se sont ensuite étendues aux
coutumes en général et à leur état de dégradation avancé, évoquant
entre autres le marché de la pornographie, le tourisme sexuel et la
drogue.
Benoît XVI : « Chaque plaisir devient insuffisant et l’excès dans le
leurre de l’ivresse devient une violence qui déchire des régions
entières, tout cela au nom d’une fatale méprise de la liberté, où la
liberté propre de l’homme se trouve peu à peu rongée, finissant par
s’annuler du tout au tout ».
Benoît XVI, dans sa lecture de l’Année 2010 est revenu aussi sur le
Synode pour le Moyen Orient, .
réaffirmant que « la violence n’est porteuse d’aucun progrès », et
souhaitant que les chrétiens n’aient plus à subir le déchainement
d’actions sanglantes dont ils sont victimes avec trop grande
fréquence. Il a également évoqué ses divers voyages à Malte, au
Portugal, à Chypre, en Espagne et celui, inoubliable, en Grande
Bretagne, où il a eu la joie d’élever aux honneurs des autels le
cardinal John Henry Newman
Benoît XVI : « Lutter contre cet aveuglement de la raison et
préserver sa capacité de voir l’essentiel, de voir Dieu et l’homme,
c’est-à-dire ce qui est bon et ce qui est vrai, est « l’intérêt
commun qui doit unir tous les hommes de bonne volonté. C’est
l’avenir du monde qui est en jeu »
Note de la Congrégation pour
la doctrine de la foi sur la sexualité
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ROME, Mardi 21 décembre 2010 (ZENIT.org) - Nous reprenons ci-dessous
le texte intégral de la Note - publiée ce mardi - de la Congrégation
pour la Doctrine de la foi sur la banalisation de la sexualité à
propos de certaines interprétations de « Lumière du monde », le
livre-entretien de Benoît XVI avec Peter Seewald.
Note de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi
sur la banalisation de la sexualité
à propos de certaines interprétations de "Lumière du monde"
A l'occasion de la publication du livre d'entretiens de Benoît XVI,
Lumière du monde, ont été diffusées diverses interprétations
erronées, qui ont semé la confusion au sujet de la position de
l'Église catholique sur certaines questions de morale sexuelle. La
pensée du Pape a été souvent instrumentalisée à des fins et à des
intérêts sans lien avec le sens de ses paroles, alors qu'elle se
comprend très bien quand on lit dans leur intégralité les chapitres
où il est fait allusion à la sexualité humaine. L'intention du
Saint-Père est claire: retrouver la grandeur du dessein de Dieu sur
la sexualité, en évitant sa banalisation aujourd'hui courante.
Certaines interprétations ont présenté les paroles du Pape comme des
affirmations encontradiction avec la tradition morale de l'Église;
cette hypothèse a été saluée comme un tournant positif par certains;
d'autres, en revanche, ont manifesté leur inquiétude, comme
s'ils'agissait d'une rupture avec la doctrine sur la contraception
et avec l'attitude de l'Église dans la lutte contre le sida. En
réalité, les paroles du Pape qui font allusion en particulier à un
comportement gravement désordonné, en l'occurrence la prostitution
(cf. Lumière du monde, pp.159-161), ne modifient ni la doctrine
morale, ni la pratique pastorale de l'Église.
Comme il ressort de la lecture du passage en question, le Saint-Père
ne parle ni de morale conjugale, ni même de norme morale sur la
contraception. Cette norme, traditionnelle dansl'Église, a été
reprise en des termes très précis par le Pape Paul VI au n. 14 de
l'encycliqueHumanae vitae, quand il écrit: «Est exclue également
toute action qui, soit en prévision de l'acte conjugal, soit dans
son déroulement, soit dans le développement de ses conséquences
naturelles, se proposerait comme but ou comme moyen de rendre
impossible la procréation». L'idée qu'on puisse déduire des paroles
de Benoît XVI qu'il est licite, dans certains cas, de recourir à
l'usage du préservatif pour éviter les grossesses non désirées, est
tout à fait arbitraire et ne correspondni à ses paroles ni à sa
pensée. À ce sujet, le Pape propose au contraire des chemins
humainement et éthiquement viables, sur lesquels les pasteurs sont
appelés à travailler «plus et mieux» (Lumière du monde, p. 194),
c'est-à-dire des chemins qui respectent pleinement le lien insécable
du sens unitif avec le sens procréatif de chaque acte conjugal,
grâce au recours éventuel aux méthodes naturelles de régulation de
la fécondité en vue d'une procréation responsable.
En ce qui concerne le passage en question, le Saint-Père se référait
au cas totalement différent de la prostitution, comportement que la
morale chrétienne a toujours considéré comme un acte gravement
immoral (cf. Concile Vatican II, Constitution pastorale Gaudium et
spes, 27;Catéchisme de l'Église Catholique, 2355). Au sujet de la
prostitution, la recommandation de la tradition chrétienne tout
entière - et pas seulement la sienne -, peut se résumer dans les
paroles de saint Paul: «Fuyez la fornication» (1 Co 6, 18). La
prostitution doit donc être combattue, et les organismes d'aide de
l'Église, de la société civile et de l'État, doivent travailler pour
libérer les personnes impliquées.
A ce propos, il convient de relever que la situation qui s'est
créée, par suite de la propagation actuelle du sida dans de
nombreuses régions du monde, a rendu le problème de la prostitution
encore plus dramatique. Celui qui se sait infecté par le VIH et donc
susceptible de transmettre l'infection, commet non seulement un
péché grave contre le sixième commandement, mais aussi un autre
contre le cinquième, puisqu'il met sciemment en danger la vie d'une
autre personne, cequi a également des répercussions sur la santé
publique. À cet égard, le Saint-Père affirme clairement que les
préservatifs ne constituent pas la «solution véritable et morale» au
problème du sida et aussi que «la seule fixation sur le préservatif
représente une banalisation de la sexualité», parce qu'on ne veut
pas faire face à l'égarement humain qui est à la base de la
transmission de la pandémie. Par ailleurs, il est indéniable que
celui qui recourt au préservatif dans le but de diminuer le risque
pour la vie d'une autre personne, entend réduire le mal lié à son
comportement désordonné. En ce sens, le Saint-Père note que le
recours au préservatif, «dans l'intention de réduire le risque de
contamination, peut cependant constituer un premier pas sur le
chemin d'une sexualité vécue autrement, une sexualité plus humaine».
Cette observation est tout à fait compatible avec l'autre
affirmation du Saint-Père: «Ce n'est pas la véritable manière de
répondre au mal que constitue l'infection par le virus VIH»
Certains ont interprété les paroles de Benoît XVI en recourant à la
théorie de ce qu'on appelle le «moindre mal». Cette théorie,
toutefois, est susceptible d'interprétations déviantes de caractère
proportionnaliste (cf. Jean Paul II, Encyclique Veritatis splendor,
nn. 75-77). Une action mauvaise par son objet, même s'il s'agit d'un
moindre mal, ne peut être licitement voulue. Le Saint-Père n'a pas
dit que la prostitution avec recours au préservatif pouvait être
licitementchoisie comme un moindre mal, comme certains l'ont
soutenu. L'Église enseigne que la prostitution est immorale et doit
être combattue. Celui qui, pourtant, en la pratiquant, tout en étant
infecté par le VIH, s'emploie à réduire le risque de contamination,
y compris par l'utilisation du préservatif, peut accomplir un
premier pas vers le respect de la vie des autres, même si le mal de
la prostitution demeure dans toute sa gravité. Ces jugements sont en
harmonieavec tout ce que la tradition théologico-morale de l'Église
a soutenu aussi par le passé.
En conclusion, dans la lutte contre le sida, les membres et les
institutions de l'Église catholique savent qu'ils doivent rester
proches des personnes, en soignant les malades; ils savent aussi
qu'ils doivent former tout le monde à vivre l'abstinence avant le
mariage et la fidélité ausein de l'alliance conjugale. À cet égard,
il faut également dénoncer les comportements qui banalisent la
sexualité, car comme le dit le Pape, ils sont justement à l'origine
d'un phénomène dangereux: bien des personnes ne perçoivent plus dans
la sexualité l'expression de leur amour. «C'est la raison pour
laquelle le combat contre la banalisation de la sexualité est aussi
une partie de la lutte menée pour que la sexualité soit vue sous un
jour positif, et pour qu'elle puisse exercer son effet bénéfique
dans tout ce qui constitue notre humanité» (Lumière du monde, p.
160).
Traduction française distribuée par la Congrégation pour la doctrine
de la foi
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A Noël, pas de trêve pour
la liberté de croire, par Mgr Podvin
« Ce cri interpelle la communauté internationale »
ROME, Mardi 21 décembre 2010 - « A Noël, pas de trêve pour la
liberté de croire, la justice et la paix », déclare Mgr Bernard
Podvin, Porte-parole de la Conférence des évêques de France en
présentant le Message de Noël du Conseil d'Eglises Chrétiennes en
France, publié ce 21 décembre.
« Le carnage perpétré à Bagdad contre des chrétiens est dans la
douloureuse mémoire de 2010 à tout jamais. On ne peut fêter Noël, en
France, sans penser aux hommes menacés pour leur croyance à travers
le monde ! », rappelle-t-il.
Il attire ainsi l'attention sur un message consigné par les trois
Eglises chrétiennes (catholique, protestante, orthodoxe) qui
constituent le « Conseil d'Eglises Chrétiennes en France ».
« Ce cri, souligne Mgr Podvin, interpelle la communauté
internationale. N'oublions pas ceux qui sont persécutés dans leur
expression religieuse (...). Ne nous résignons pas ! A Noël, pas de
trêve pour la liberté de croire, la justice et la paix »
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L’arbre et la crèche porteurs d’un
message .d’espérance
20/12/2010 (1:09)
En un froid après-midi d’hiver, la place saint-Pierre s’est revêtue
de lumière, une lumière d’espérance qui, depuis le début des temps,
parle à l’homme de la naissance du sauveur. L’arbre de Noël, dressé
en plein milieu de l’hémicycle du Bernin, a été inauguré par une
cérémonie particulièrement suggestive, très attendue par les
fidèles. Cette année, l’arbre, un superbe conifère de 80 ans, a été
offert au Pape par la province autonome de Bolzano-Haut Adige, la
commune de Bressanone et la Compagnie des « Schützen » du district
Valle Isarco. La grande délégation du Sud Tyrol a été reçue vendredi
matin par Benoît XVI qui en a profité pour parler de la
signification, à côté de la scène de la nativité, des lumières et
des décorations qui, chaque année, ornent la crèche de la Place
Saint-Pierre et celles de millions de foyers à travers le monde. «
L’arbre de Noël, a-t-il dit, renforce la valeur symbolique de la
crèche, qui est un message de fraternité et d’amitié ; une
invitation à l’unité et à la paix, à faire de la place à Dieu, dans
notre vie et dans la société, Lui qui nous offre son amour tout
puissant sous les traits fragiles d’un petit enfant ».
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