SENEGALAISE CATHOLIC ASSOCIATION OF AMERICA
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FEVRIER-2010
Saint du 09-03-2010
Saint du Mardi 09-03-10
SAINTE FRANÇOISE ROMAINE
Veuve
(1384-1440)
Sainte Françoise Romaine naquit à Rome, d'une
famille très ancienne et non moins illustre. Son enfance, passée
dans le recueillement et dans l'union avec Dieu, l'avait disposée à
se consacrer à Jésus-Christ ; mais Dieu permit que ses parents
l'engageassent, malgré ses goûts, dans le mariage, pour donner aux
personnes mariées un admirable modèle à imiter.
Sa maison fut l'école de toutes les vertus chrétiennes. Aimable pour
tous, on ne sait laquelle fut la plus parfaite, de l'épouse, de la
mère, de la maîtresse ; époux, enfants, domestiques la vénéraient et
l'aimaient. Les obligations de son état n'étaient jamais sacrifiées
au bonheur de prier Dieu, et elle en reçut la récompense ; car, un
jour qu'elle avait été obligée de s'interrompre quatre fois pendant
la récitation du même verset de son office, elle retrouva le verset
écrit en lettres d'or.
Elle obtint de son mari, au bout de quelques années de mariage, de
vivre en sa maison comme une véritable religieuse. Plus tard, son
mari étant mort, elle put rejoindre les Sœurs Oblates, qu'elle avait
fondées, et avec qui elle avait vécu jusque là en communauté
d'œuvres et de prières.
Parmi toutes les choses étonnantes de sa vie, on peut signaler
surtout la présence ordinaire et visible de son ange gardien, et les
luttes terribles qu'elle eut à soutenir contre le démon. Outre son
ange gardien, Dieu lui avait donné un ange chargé de la punir ; cet
ange était sévère ; car, à la moindre faute, il la frappait, même en
public. L'ange restait invisible, mais les coups étaient entendus de
tous. Ainsi, quelques personnes tenant un jour devant elle une
conversation frivole, Dieu inspira à la Sainte de les interrompre,
et comme elle hésitait, elle reçut sur la joue un rude soufflet.
Souvent, alors qu'elle était à genoux devant une statue de la Sainte
Vierge, son ange s'approchait et continuait avec elle la prière.
On représente généralement sainte Françoise avec un ange à côté
d'elle. Plus d'une fois l'ange dévoué eut à chasser les démons, qui
ne cessaient de harceler la servante de Dieu. Une nuit, pendant
qu'elle priait, le diable la prit par les cheveux, et, la portant
sur la terrasse de la maison, la suspendit au-dessus de la rue ;
mais Dieu la remit en sûreté dans sa cellule.
D'autres fois, elle était traînée violemment ; l'ennemi du salut
prenait toutes les formes pour la tromper ou l'épouvanter ; le calme
de Françoise excitait son dépit et le mettait en fuite.
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Saint du 10-03-2010
Saint Macaire Ier de Jérusalem
évêque
(† 334)
Patriarche de Jérusalem, de 313 jusqu'à sa mort, Macaire était un
bâtisseur. Grâce à l'appui de la mère de l'empereur Constantin,
sainte Hélène, il fit construire les basiliques du Saint-Sépulcre,
ainsi que celles du mont des Oliviers et de Bethléem.
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Saint du 11-03-2010
SAINT EULOGE
Prêtre et Martyr
(+ 859)
Euloge, né à Cordoue, appartenait à l'une des plus illustres
familles de cette ville ; mais sa principale noblesse était celle de
la science et de la vertu. Les Maures avaient envahi sa patrie et
persécutaient le nom chrétien. Euloge, sans jamais faiblir, lutta
avec persévérance contre leur influence perverse et contre les
chrétiens traîtres et perfides qui cherchaient à entraîner leurs
frères dans une honteuse apostasie. Que d'âmes durent à son zèle
ardent, à ses éloquents écrits, à ses exhortations enflammées, de
demeurer fidèles à Jésus-Christ !
C'est surtout grâce à lui que l'on vit une nouvelle et magnifique
floraison de victimes immolées pour la foi, fleurs parfumées qui
embaumèrent le jardin de l'Église et furent plus tard pour l'Espagne
la source de grandes bénédictions. Euloge lui-même recueillit les
noms et les actes de ces généreux martyrs. Mais il allait bientôt,
lui aussi, se joindre à eux et conquérir la couronne glorieuse qu'il
avait méritée à tant d'autres.
Le premier soin du savant prêtre, quand il comparut devant son juge,
fut de lui exposer avec vigueur les impostures et les erreurs de
Mahomet, et de l'engager à se faire lui-même disciple de Jésus-Christ,
unique Sauveur du monde. Furieux d'une si sainte audace, le juge
ordonne de le frapper à coups de fouets jusqu'à ce qu'il expire : "Vous
auriez bien plus tôt fait, lui dit Euloge, de me condamner à mourir
par le glaive, car sachez bien que je suis prêt à mourir plusieurs
fois pour Jésus-Christ !"
Conduit devant le conseil du prince musulman, le vaillant prêtre se
mit encore à prêcher hardiment l'Évangile avec tant de véhémence que,
pour échapper à ses arguments victorieux, on se hâta de le condamner
à avoir la tête tranchée. Comme on le conduisait au supplice, l'un
des soldats lui donna un soufflet ; Euloge, se souvenant des
enseignements de son divin Maître, tendit l'autre joue sans se
plaindre, et le misérable osa le frapper de nouveau.
Quand le Saint fut arrivé au lieu du supplice, il pria à genoux,
étendit les mains vers le Ciel, fit le signe de la Croix et unit ses
souffrances et son martyre aux souffrances et à la mort de
Notre-Seigneur Jésus-Christ sur la Croix ; puis il tendit sa tête au
bourreau et consomma son sacrifice. Les fidèles rachetèrent du
bourreau la tête de saint Euloge, et donnèrent à son corps une
sépulture honorable.
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Saint du 12-03-2010
Saint Luigi Orione
Prêtre
(1872-1940)
Luigi Orione est né le 23 juin 1872 à
Pontecurone (Italie) dans le diocèse de Tortona. A 13 ans, il est
reçu au couvent franciscain de Voghera (Pavie) qu'il quittera un an
plus tard pour des raisons de santé. De 1886 à 1889, il fut l'élève
de saint Jean Bosco au patronage de Valdocco à Turin.
Le 16 octobre 1889, il entre au séminaire de Tortona. Encore jeune
séminariste, il se dévoue aux autres, vivant la solidarité envers le
prochain dans la Société de secours mutuel de San Marziano et la
Conférence saint Vincent. Il ouvre à Tortona le premier patronage
pour s'occuper de l'éducation chrétienne des garçons, le 3 juillet
1892. L'année suivante, le 15 octobre 1893, Luigi Orione,
séminariste de 21 ans, ouvre dans le quartier San Bernardino un
collège destiné aux garçons pauvres.
Le 13 avril 1895, Luigi Orione est ordonné prêtre. En même temps,
l'évêque remet l'habit clérical à six élèves du collège qu'il a
fondé. Très rapidement, Don Orione ouvre de nouvelles maisons a
Mornico Losana (Pavie), à Noto en Sicile, à San Remo, à Rome.
Autour du jeune fondateur s'accroît le nombre de clercs et de
prêtres qui formeront le noyau de la Piccola Opera della Divina
Provvidenza (la Petite œuvre de la Divine Providence). En 1899, il
lance la branche des Ermites de la Divine Providence. L'évêque de
Tortona, Mgr Igino Bandi, par décret du 21 mars 1903, reconnût
canoniquement les Fils de la Divine Providence (prêtres, frères
coadjuteurs et ermites), congrégation religieuse masculine de la
Petite œuvre de la Divine Providence, consacrée à « collaborer pour
porter les petits, les pauvres et le peuple à l'Église et au Pape,
par les œuvres de charité », émettant un 4ème vœu de «fidélité au
Pape». Dans les premières Constitutions de 1904, parmi les buts de
la nouvelle Congrégation, ressort celui de travailler à «obtenir
l'union des Églises séparées».
Animé d'une grande passion pour l'Église et pour le salut des âmes,
il s'intéressa activement aux grands problèmes de son temps, comme
la liberté et l'unité de l'Église, la question romaine, le
modernisme, le socialisme, l'évangélisations des masses ouvrières.
D'une manière héroïque, il vint au secours des populations
sinistrées des tremblements de terre de Reggio et de Messine (1908)
et de la Marsica (1915). Par la volonté de Pie X, il fut vicaire
général du diocèse de Messine pendant trois ans.Vingt ans après la
fondation des Fils de la Divine Providence, comme sur un «plant
unique avec de nombreuses branches», il fonda le 29 juin 1915 la
Congrégation des Petites Sœurs missionnaires de la Charité, animées
du même charisme de fondation. Il leur joignit les Surs adoratrices
Sacramentines (pour accueillir des non voyantes), auxquelles se
rajoutèrent par la suite les Contemplatives de Jésus crucifié.
Il organisa les laïcs dans les associations des «Dames de la Divine
Providence», des «Anciens élèves» et des «Amis». Ensuite, prendra
forme l'Institut séculier Don Orione et le Mouvement laïc Don
Orione.Après la première guerre mondiale (1914-1918), se
multiplieront écoles, collèges, colonies agricoles, œuvres
caritatives et œuvres d'assistance. Parmi les œuvres les plus
caractéristiques, il créa celles des «Petits Cottolengo» ( du nom de
Don Joseph Cottolengo, 1786-1842, prêtre italien, canonisé en 1934)
pour les plus souffrants et les personnes abandonnées, institutions
construites à la périphérie des grandes villes en tant que
«nouvelles chaires» d'où parler du Christ et de l'Église, «phares de
la foi et de la civilisation».
Le zèle missionnaire de Don Orion, qui s'était déjà manifesté par
l'envoi de ses premiers religieux au Brésil en 1913, s'étendit
ensuite à l'Argentine et à l'Uruguay (1921), à la Palestine (1921),
la Pologne (1923), Rhodes (1925), les États-Unis (1934),
l'Angleterre (1935), l'Albanie (1936). Lui-même, en 1921-1922 et en
1934-1937, effectua deux voyages missionnaires en Amérique latine,
en Argentine, Brésil, Uruguay, poussant jusqu'au Chili.Il jouissait
de l'estime personnelle des Papes et des autorités du Saint-Siège
qui lui confièrent de nombreuses missions délicates pour résoudre
des problèmes et guérir des blessures aussi bien à l'intérieur de
l'Église que dans les rapports avec le monde civil. Il fut
prédicateur, confesseur et organisateur infatigable de pèlerinages,
de missions, processions, crèches vivantes et autres manifestations
populaires de la foi. Plein de dévotion pour la Vierge Marie, il en
encouragea le culte par tous les moyens, et, grâce au travail manuel
de ses séminaristes, éleva les sanctuaires de Notre-Dame de la Garde
à Tortona et de Notre-Dame de Caravaggio à Fumo.Au cours de l'hiver
1940, pour essayer de soulager les problèmes de cœur et de poumons
dont il souffrait, il se rendit à la maison de San Remo même si,
comme il disait, «ce n'est pas entre les palmiers que je veux vivre
et mourir, mais entre les pauvres qui sont Jésus-Christ». Après
seulement trois jours, entouré de l'affection de ses confrères, Don
Orione mourût le 12 mars 1940, en soupirant «Jésus! Jésus! Je viens
vers toi».
Son corps, retrouvé intact lors de la première exhumation en 1965, a
été mis en honneur dans le sanctuaire de Notre-Dame de la Garde de
Tortona après que le Pape Jean-Paul II, le 26 octobre 1980, ait
inscrit Don Luigi Orione au livre des Bienheureux. Ce même Pape le
canonisa le 16 mais 2004.
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Saint du 13-03-2010
Saint Rodrigue et saint Salomon de Cordoue
Martyrs
(+ 857)
Saint Rodrigue avait deux frères
vivant à Cordoue sous la domination arabe. L'un était chrétien et
l'autre musulman ; ils se battaient souvent pour des questions de
religions. Un jour, voulant les séparer, il reçut tous les coups et
fut considéré comme mort.
Son frère catholique s'enfuyant par crainte du calife d'Espagne, son
autre frère musulman emmena son corps en ville et accusa le
catholique d'avoir tué un musulman, prétendant que Rodrigue s'était
converti.
Rodrigue revint alors à lui et nia son attachement à l'islam, criant
haut et fort sa foi chrétienne. Le Cadi le mit alors en prison pour
"apostasie" où il rencontra Salomon, accusé du même crime : être
chrétien. Liant amitié, ils passèrent le peu de temps qu'il leur
restait en prière.
Ils furent décapités le même jour à Cordoue.