Saint du 01-03-2010
Saint du Lundi
01-03-10
SAINT AUBIN
Évêque d'Angers
(470-550)
Saint Aubin naquit au diocèse de Vannes. Son enfance, prévenue de
toutes les grâces du Seigneur, fit présager sa sainteté future ; il
ne connut du jeune âge ni la légèreté, ni les défauts, et dès qu'il
put marcher, ce fut pour aller à Dieu et le prier à l'écart, loin du
bruit, dans la compagnie des Anges.
De tels débuts montraient assez que le pieux Aubin n'était point
fait pour le monde ; au grand désespoir de sa noble famille, on le
vit un jour quitter le foyer paternel et prendre le chemin du
monastère. Là, ses veilles, ses jeûnes, ses oraisons l'élevèrent
bientôt à une telle perfection, qu'il dépassait de beaucoup les plus
anciens et les plus fervents religieux. On admirait surtout son
recueillement continuel. Ses yeux ne s'ouvraient que pour Dieu ;
dans le monastère, il ignorait ce qui se passait autour de lui, et
au dehors, quand il devait sortir, il se faisait dans son cœur une
délicieuse retraite, où il continuait ses entretiens célestes.
Un jour, l'abbé du monastère l'envoya dans un village voisin.
Pendant qu'il s'acquittait de sa mission, il tomba, sur la maison où
il était venu, une telle quantité de pluie, que le toit s'entrouvrit
et que toutes les personnes présentes furent trempées : Aubin seul,
à l'admiration de tous, fut épargné ; il ne tomba pas sur lui une
goutte d'eau. Abbé du monastère à trente-cinq ans, il fit revivre
parmi ses frères la ferveur des premiers temps et les amena, par sa
douceur et son exemple, à une perfection rare, même dans les plus
austères couvents.
Mais l'évêque d'Angers étant venu à mourir,
le clergé et le peuple de ce diocèse, auxquels était parvenu le
renom de la sainteté d'Aubin, l'élurent unanimement, et il dut
courber ses épaules sous le lourd fardeau de l'épiscopat.
S'il était possible de connaître, parmi tant de vertus qu'il
pratiqua dans sa vie nouvelle, quelle était sa vertu dominante, on
dirait que ce fut la charité. Elle était, en effet, sans bornes pour
les malheureux, pour les prisonniers, pour les malades, pour les
pauvres, et souvent Dieu la récompensa par les plus frappants
miracles. En voici un exemple :
Le charitable pasteur se rendit un jour aux prisons de la ville pour
en retirer une pauvre dame, poursuivie par ses créanciers. Devant le
Saint, les gardiens s'écartent pour lui laisser passage ; un seul
veut lui refuser obstinément l'entrée ; mais le Pontife souffle sur
le visage de cet insolent, qui tombe mort à ses pieds ; puis il va
délivrer la prisonnière et payer ses dettes.
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Saint du 02-03-2010
Saint du Mardi
ÁNGELA DE LA CRUZ
(María de los Ángeles Guerrero González)
(1846-1932)
Angela de la Cruz Guerrero Gonzales est née à Séville le 30 janvier
1846. Elle dut très jeune abandonner l'école et travailler comme
ouvrière dans une usine de chaussures.
En 1871, par un acte privé, elle promit au Seigneur de vivre selon
les principes évangéliques. Un jour, alors qu'elle était plongée
dans la prière, elle vit une croix vide devant la croix du Christ
crucifié et aspira dès lors à s'immoler avec Lui pour le salut des
âmes.
Cette expérience spirituelle éclaira l'horizon de sa vie et de la
vie de l'Institut qu'elle devait fonder. Sur les conseils de son
directeur, elle commença à écrire un journal spirituel dans lequel
elle exposait en détail le style de vie de ses filles. En 1875, elle
fonda l'Institut des Sœurs de la Compagnie de la Croix, qui se
distinguera en servant Dieu à travers les frères les plus pauvres."Se
faire pauvre avec le pauvre pour l'amener au Christ" : telle est la
devise qui détermina toute sa vie et constitue le fondement de la
spiritualité et de la mission de la Compagnie de la Croix. Admirée
de tous et appelée par la population la "mère des pauvres", elle
méprisa toujours toute gloire humaine et rechercha l'humiliation la
plus complète.
Elle mourut à Séville à l'âge de 86 ans, le 2 mars 1932.
Elle fut béatifiée à Séville par Jean-Paul II le 5 novembre 1982 et
canonisée le 4 mai 2003 à Madrid par Jean-Paul II lors de son voyage
apostolique en Espagne.
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Saint du 03-03-2010
Mercredi
Sainte Cunégonde, o.s.b.
(+ 1040)
Femme de l'empereur Saint Henri, elle avait fait vœu de
virginité et avait entraîné son mari à la suivre. Il vécurent alors
tous deux dans la méditation et la prière. A la mort de son époux,
elle se retira dans le monastère de Kaffungen jusqu'à sa mort.
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Saint du 04-03-2010
Jeudi
SAINT CASIMIR
Prince de Pologne
(1458-1483)
Il est le deuxième des treize enfants du Grand-Duc de Lituanie,
devenu roi de Pologne, Kazimierz Jagellon le Grand. Il a treize ans
quand son père lui commande d'aller ceindre la couronne de Hongrie.
Mais il devra livrer bataille. Casimir refuse une couronne qu'il lui
faudra conquérir dans un bain de sang chrétien. "J'ai en vue,
écrit-il alors, une union de la Hongrie avec la Pologne, mais pas
une guerre fratricide. Régent de Pologne en l'absence de son père,
prince intelligent et généreux, il accomplit ses fonctions avec
conscience et justice. Atteint de tuberculose pulmonaire, il refuse
les moyens qu'on lui propose pour sauver sa vie. Il avait fait voeu
de chasteté et ses médecins lui proposaient de l'abandonner comme
étant le meilleur moyen de guérir : " Plutôt mourir que de commettre
le péché." Au milieu d'une cour luxueuse, il sut garder un grand
amour des pauvres et de la pauvreté grâce à une vie de prière
intense. Il est le patron de la Lituanie, mais la Pologne ne
l'oublie pas dans ses prières.
Saint du 05-03-2010
Vendredi
SAINT JEAN-JOSEPH de la CROIX
de l'Ordre de Saint-François
(1654-1734).
Saint
Jean-Joseph de la Croix naquit dans l'île d'Ischia, près de Naples,
le jour de l'Assomption, 1654. Tout enfant, il aimait la retraite,
le silence et la prière, et fuyait les jeux de son âge, aimant mieux
consacrer le temps de ses récréations à visiter des églises et à y
adorer le Sauveur.
Marie avait, après Jésus, toute sa prédilection; il dressa dans sa
chambre un petit autel, récitait chaque jour les offices de la Mère
de Dieu et jeûnait en son honneur tous les samedis et aux vigiles de
ses fêtes. Dès ce temps, il aimait les pauvres au point de leur
distribuer tout l'argent dont il pouvait disposer.
C'est à dix-sept ans qu'il entra chez les Frères Mineurs réformés de
Saint-Pierre d'Alcantara. A dix-neuf ans, il s'acquitta avec succès
des missions les plus difficiles ; à vingt-quatre ans, il était
maître des novices, puis gardien d'un couvent ; mais il n'accepta
jamais les honneurs qu'avec une humble crainte et les quitta
toujours avec joie.
Il aimait Dieu d'un ardent amour : "Quand il n'y aurait ni Ciel ni
enfer, disait-il, je voudrais néanmoins aimer Dieu toujours."
Dieu opérait de nombreuses merveilles par les mains de ce fidèle
disciple de saint François d'Assise et de saint Pierre d'Alcantara.
Prophéties, visions, extases, présence en deux lieux à la fois, sont
des preuves étonnantes de sa sainteté.
Saint du 06-03-2010
Samedi
SAINTE COLETTE
Vierge, Réformatrice des Clarisses
(1380-1447).
Elle
est née à Corbie, en Picardie. Ses parents se désolaient de ne pas
avoir d'enfants. Ils prièrent saint Nicolas. Lorsqu'ils reçurent
cette petite fille, ils lui donnèrent le nom du saint protecteur :
Nicole, devenu aussi, en diminutif familier Colette.
Orpheline à 18 ans, elle obtint du Père Abbé d'un monastère voisin,
la possibilité d'entrer chez les béguines d'Amiens malgré son âge.
Elle n'y reste qu'un an jugeant leur vie trop douce. Même déception
chez les bénédictines, puis chez les clarisses. Son père spirituel
est franciscain et comprend son désir d'austérité. Il la fait entrer
dans le Tiers-Ordre de Saint François comme recluse à Corbie. Mais
elle se sent appelée à plus de pauvreté encore et, pour cela, elle
veut réformer le Second Ordre de saint François, les clarisses.
C'est pourquoi elle obtient de rencontrer le pape Benoît XIII qui
réside alors en Avignon. Ce pape était un "anti-pape d'Avignon" du
Grand Schisme qui déchirait alors l'Occident. Mais son sens
spirituel était réel et profond. Il reçoit la profession religieuse
de sainte Colette dans la règle de Sainte Claire et la nomme abbesse
de tous les monastères qu'elle sera amenée à fonder ou réformer.
Cette décision sera confirmée par Innocent IV, le vrai pape de Rome.
Colette vient alors en Franche-Comté et réforme en premier lieu le
monastère de Besançon puis bien d'autres en Savoie, Artois,
Allemagne et Belgique. Elle mourra à Gand et son corps sera, par la
suite, transporté à Poligny dans le Jura.
Saint du 07-03-2010
Dimanche
Saintes Perpétue et Félicité,
Martyres
(+ 203)