la Vérité et du Bien », a-t-il ajouté.
« Comme les rayons du soleil, au printemps, font pousser et éclore
les bourgeons sur les branches des arbres, de même, l'irradiation
qui émane de la résurrection du Christ donne force et sens à toute
espérance humaine, à toute attente, désir, projet », a affirmé
Benoît XVI.
Le pape a expliqué que le ciel et la terre se réjouissent de la
résurrection du Christ. Mais alors qu'au ciel « tout est paix et
joie », « il n'en est malheureusement pas ainsi sur la terre ! Ici,
en ce monde, l'alleluia pascal contraste encore avec les
gémissements et les cris qui proviennent de nombreuses situations
douloureuses : misère, faim, maladies, guerres, violences ».
Et pourtant, a insisté le pape « c'est précisément pour cela que le
Christ est mort et ressuscité ! Il est mort aussi à cause de nos
péchés d'aujourd'hui, et il est ressuscité aussi pour la rédemption
de notre histoire d'aujourd'hui. Mon message veut donc rejoindre
tout le monde et, comme annonce prophétique, en particulier les
peuples et les communautés qui souffrent un temps de passion, pour
que le Christ ressuscité leur ouvre le chemin de la liberté, de la
justice et de la paix ».
Après avoir prononcé son message de Pâques, le pape a présenté ses
voeux de Pâques aux fidèles du monde entier, dans 65 langues, avant
de prononcé sa bénédiction urbi et orbi (à la ville de Rome et au
monde).
En fin d'après-midi, le pape quittera le Vatican pour se rendre à
Castel Gandolfo où il restera jusqu'à dimanche prochain, 1ère mai,
dimanche de la Miséricorde et béatification de Jean-Paul II.
------------
L'Eglise au Ghana est confrontée à une multitude de problèmes -
corruption à tous les niveaux de la société, combats continuels pour
les droits de la femme et autres. Mais, selon l'évêque de Jasikan,
l'Eglise locale a deux qualités à offrir : endurance et joie.
« Nous sommes capables de rire, de danser, de chanter », reconnaît
Mgr Gabriel Akwasi Abiabo Mante. « Ce n'est pas que nous nions
l'existence de situations difficiles. C'est que, quand nous chantons,
nous dansons et nous rions, nous pensons toujours aux solutions à
nos problèmes ».
L'évêque ghanéen, âgé de 63 ans, s'est livré à cette réflexion lors
de l'émission de télévision « Là où Dieu pleure ».
Q : Des missionnaires affirment que l'Afrique doit être évangélisée
par les Africains. Où en est l'Eglise du Ghana à cet égard ?
Mgr Mante : Je crois que l'Eglise au Ghana a fait beaucoup de chemin.
La hiérarchie ghanéenne, les évêques, les principaux représentants
de l'Eglise sont des Ghanéens, de même que la grande majorité des
prêtres ; 80% d'entre eux, ou plus, sont originaires du Ghana. Ceci
ne signifie pas, toutefois, que nous n'avons pas besoin de
missionnaires au Ghana. Nous en avons encore besoin. Et même, je les
invite maintenant à venir, car mon diocèse est un jeune diocèse.
Ces missionnaires ont-ils influencé votre vocation ?
Oui, ils nous ont inspirés énormément, par la façon dont ils
s'acquittaient de leur tâche. Ils étaient pleins de zèle, concentrés
sur leur mission et très déterminés et, de plus, proches de nos
gens. Quand ils venaient dans un village typique, ils allaient de
maison en maison pour visiter les gens. Leur travail était exaltant,
accompli dans un esprit de sacrifice. Si l'on y songe, même en
comparant avec la situation de nos jours - ils ont quitté leurs
maisons, si loin, pour dormir dans nos sacristies, dans nos huttes
aux toits de chaume. C'était formidable. La plupart d'entre eux ont
mangé notre nourriture. Ils se sont identifiés à nous. Leur vie de
prière nous a beaucoup inspirés. Je me souviens de cette époque où,
avant la messe, le curé de la paroisse venait prier le bréviaire, ou
réciter le rosaire, autour de l'Eglise. Toutes ces choses ont
inspiré certains d'entre nous et influé sur nos décisions d'enfance
de devenir prêtres. J'étais impliqué dans l'Eglise car mon frère
était catéchiste et, très tôt, il m'a appris à animer les services
religieux, pour les remplacer, quand lui ou le prêtre étaient
absents. Je pense que cela aussi a contribué à inspirer ma vocation.
Et vos parents ? Etaient-ils catholiques ?
Ma mère a été la première à être baptisée, puis mon père. Il est
mort quand j'étais encore enfant, et je ne l'ai pas vraiment connu.
Donc, pour ce qui est de la foi catholique dans notre famille, c'est
une chose que nous avons reçue de notre mère. Elle a été baptisée la
première. Elle nous a élevés sans jamais nous obliger à aller à
l'église, mais d'une certaine façon elle nous poussait tous à y
aller. Nous sommes maintenant à la quatrième génération qui
maintient la foi que nous avons reçue d'elle.
J'aimerais aborder avec vous la question des religions africaines
traditionnelles. Certaines sont-elles appréciées dans l'Eglise
catholique ?
Je dirais plutôt qu'elles sont dépositaires d'un certain nombre de
valeurs, par exemple le respect des parents, des personnes âgées, de
l'autorité, le travail dur, l'humilité et autres et, je dois dire
aussi, une certaine crainte de Dieu. Oui, les religions
traditionnelles possédaient, et possèdent encore, ces valeurs ; mais
la grande différence est que ces valeurs sont inspirées davantage
par la crainte d'une punition des esprits que par l'amour de Dieu,
qui inspire ces valeurs dans les Eglises catholiques et chrétiennes.
C'est là la grande différence.
L'Eglise catholique a-t-elle incorporé quelques-unes de ces
traditions ?
Oui, la plus importante, qui, je dois dire, n'est pas propre à la
culture du Ghana, mais à l'ensemble du continent, est notre manière
de rendre le culte à Dieu. Nous sommes très extravertis dans notre
façon de rendre le culte ou de nous exprimer. Nous faisons beaucoup
de gestes, nous chantons, nous dansons, mais il y a également des
moments où nous observons le silence. C'est là un des aspects les
plus importants qui ont été incorporés. L'autre est l'utilisation de
la langue locale. Certains disent que, maintenant, nous sommes en
mesure de profiter de la liturgie, parce que nous chantons et prions
dans notre propre langue.
Quelle est la position des femmes aujourd'hui dans la société ?
Ont-elles accès à l'éducation ?
LIRE LA SUITE
Attaques contre des Coptes
: le card. Kasper appelle à la solidarité des chrétiens
Tous les chrétiens doivent demeurer unis face à l'oppression »,
déclare le cardinal Kasper au lendemain de l'attaque - dans la nuit
de mercredi 6 janvier, nuit de Noël pour l'Orient chrétien - dans
laquelle six membres de l'Eglise copte ont été tués, ainsi qu'un
policier. L'attaque à arme à feu a fait aussi des blessés. La police
égyptienne a arrêté ce vendredi trois suspects, auteurs présumés de
la fusillade meurtrière qui a eu lieu près de deux églises et d'un
centre commercial.
Le cardinal Walter Kasper, président du Conseil pontifical pour la
promotion de l'unité des chrétiens, a adressé une lettre - en
anglais - à Sa Sainteté Shenouda III, pape d'Alexandrie d'Egypte et
patriarche du Siège de Saint-Marc, au Caire, « pour lui exprimer sa
proximité après les attaques contre les chrétiens coptes à l'issue
de la liturgie de Noël », à Nagaa Hamadi.
« C'est avec tristesse que j'ai appris la nouvelle tragique de la
mort et des blessures de plusieurs chrétiens coptes après la messe
de minuit à Nagaa Hamadi, en Haute Egypte », confie le cardinal
Kasper.
Unis face à l'oppression
« Sachez, poursuit le cardinal Kasper, que je suis uni en ce moment
par la prière à Votre Sainteté et à la communauté chrétienne copte.
Lorsque nos chrétiens souffrent injustement, c'est une blessure dans
le Corps du Christ, auquel appartiennent tous les croyants. Nous
partageons tous cette tristesse, et ensemble nous prions pour la
guérison, pour la paix et la justice. Tous les chrétiens doivent
demeurer unis face à l'oppression et chercher ensemble la paix que
seul le Christ peut donner ».
« Je prie pour le repos de l'âme des défunts et pour la guérison des
blessés, ainsi que pour la consolation des familles des victimes »,
conclut le cardinal Kasper.
MESSAGE DU PRESIDENT DE LA SCAA PAQUES 2011
Chers soeurs et frères en Christ,
Chers membres de la SCAA,
Chers amis
En ce grand jour ou nous commémorons la Résurrection de Notre
Seigneur Jesus Christ, mort sur la Croix pour nous racheter de nos
peches, je voulais souhaiter a chacune et a chacun des membres de la
SCAA, enfants et parents, soeurs et frères, mères et pères, grands
mères et grands pères, Joyeuses Pâques.
Dans la joie, célébrons la Victoire de la Croix sur la Mort et sur
le peche.
Cette année, notre pays et beaucoup de pays de notre région ont
traverse et traversent encore des épreuves qui causent de grandes
souffrances a nos parents et amis, et plus encore aux populations
les plus vulnérables de notre pays, de nos pays,
En mourant avec Christ pour renaitre avec lui en Homme Nouveau en ce
grand Jour de Pâques nous sommes appelés a accueillir notre Sauveur
en nous , a nous laisser aimer par Lui, et a l’aimer a travers notre
prochain, les plus petits, les plus vulnérables.
Puissions-nous, dans nos familles, dans notre vie professionnelle,
témoigner par chacune de nos actions de cet Amour sans condition du
Christ pour nous et ainsi devenir Saints.
L’appel a la sainteté s’adresse a chacun de nous. Répondons y avec
enthousiasme. Notre enthousiasme sera révélé par le degré
d’engagement que nous démontrerons dans le renforcement de notre
Association pour en faire une arme efficace de promotion des OEuvres
de Dieu, des oeuvres de Notre Eglise, pour fortifier la communauté
que nous formons. Cette communauté, rendue plus forte, pourra ainsi
mieux contribuer à l’épanouissement de chaque membre,
particulièrement ceux qui traversant de graves épreuves ici, aux
Etats Unis.
Soyons renouvelés en Christ au sortir du Carême pour devenir chacun
l ’Homme Nouveau et surtout soyons encore plus vigilants dans
l’exercice de notre responsabilité de gardien de notre soeur, de
notre frère.
Joyeuses Pâques
Et que Dieu vous bénisse
MESSAGE DU CARDINAL SARR À LA VEILLE DE
PAQUES :
«
L' Eglise désapprouvera toujours les chefs d’Etat qui s’installent
présidents à vie et organisent des élections souvent frauduleuses
pour se maintenir au pouvoir»
Le Cardinal Théodore Adrien Sarr a adressé un message on ne peut
plus véridique aux chrétiens, aux citoyens des pays d'Afrique de
l’Ouest et à leurs dirigeants. Hier, chez lui aux Badamiers, il a
déclaré que «l'Eglise condamne fermement les dictatures, protestera
de ceux qui abusent du pouvoir et désapprouvera toujours les chefs
d’Etat qui s’installent présidents à vie et organisent des élections
souvent frauduleuses pour se maintenir au pouvoir».
Le Cardinal Théodore Adrien Sarr, par ailleurs président de la
Conférence épiscopale régionale de l’Afrique de l’Ouest (Recowa-Cerao),
a choisi la veille de Pâques pour s'adresser aux chrétiens, mais
aussi aux dirigeants de l'Afrique de l'Ouest en ses termes : «Nous
condamnons fermement et sans réserve toutes les dictatures et tous
les impérialismes, quelles que soient leurs couleurs. L’Église
protestera toujours contre tous ceux qui abusent d’un pouvoir qui
leur est confié. Elle protestera toujours contre toutes les
dictatures et les impérialismes. Elle protestera toujours contre
tous les pouvoirs absolus et corrompus. Elle protestera toujours
contre la soif démesurée du pouvoir qui amène les dérives de toutes
sortes. Elle désapprouvera toujours les chefs d’Etat qui
s’installent présidents à vie et organisent des élections souvent
frauduleuses, pour se maintenir au pouvoir».
Fidèle à l’enseignement de Jésus-Christ,
l'archevêque de Dakar déclare : «Nous proclamons haut et fort : Pas
de pouvoir pour soi, mais le pouvoir pour son peuple ! Pas de
pouvoir pour se servir, se faire servir ou être servi, mais le
pouvoir pour servir les autres !». Et ce n'est pas tout, puisque le
Cardinal Sarr rappelle aux hommes politiques qu’ils ne peuvent
détenir un pouvoir absolu, mais un pouvoir régulé par des valeurs et
des règles supérieures, tels la paix du pays, le devoir de prévenir
et soulager les souffrances des populations, le respect absolu de la
vérité des urnes. «Nous sommes pour le respect absolu des lois
démocratiques et de la volonté du peuple qui s’exprime à travers les
urnes électorales», clame-t-il.
«Nous sommes pour le respect absolu des lois démocratiques et de la
volonté du peuple»
Abordant les tristes événements de Côte d’Ivoire et d’ailleurs,
parmi lesquels le piétinement et même la destruction des symboles de
la dignité et de la souveraineté d’une Nation, le Cardinal confie
qu'ils doivent amener chacun à s’interroger sur le droit d’ingérence
ou le droit d’intervention humanitaire au nom de la Communauté
internationale. «Au nom de notre mission prophétique, nous rappelons
à l’Union africaine et à l’Organisation des Nations-Unies l’urgence
d’élaborer des normes admises par tous pour préciser les conditions
acceptables de toute ingérence politique ou intervention humanitaire
dans un pays souverain. Afin que soient évitées à tout prix
l’application de la loi des plus forts ou de la loi des deux poids
deux mesures ou encore la promotion camouflée d’intérêts
particuliers sous couvert de la Communauté des nations», assène le
Cardinal qui appelle vivement à la solidarité active pour aider la
Côte d'Ivoire.
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MESSAGE DE PAQUES
Benoît
XVI a exhorté dimanche, dans son message pascal, tous les pays à "l'accueil"
des "exilés" venant d'Afrique Le pape s'exprimait devant plusieurs
dizaines de milliers de fidèles rassemblés place Saint-Pierre. Il a
ensuite prononcé la bénédiction "urbi et orbi" ("à la ville et au
monde") en 65 langues. Benoît XVI a affirmé que "la diplomatie et le
dialogue doivent prendre la place des armes" en Libye.
"Que les hommes de bonne volonté soient éclairés pour ouvrir leur
coeur à l'accueil, afin que de façon solidaire et concertée il soit
possible de répondre aux nécessités pressantes de tant de frères", a
ajouté le souverain pontife, dans cet appel solennel, qui fait écho
à de nombreuses voix de l'Eglise catholique. "Qu'à tous ceux qui se
dépensent en de généreux efforts et offrent des témoignages
exemplaires en ce sens parviennent nos encouragements et notre
appréciation", a dit le pape, apportant son plein soutien aux
organisations et individus qui aident les réfugiés et exilés.
Le 27 mars déjà, Benoît XVI avait demandé à les organisations
internationales et toutes les parties en présence l'ouverture "immédiate
d'un dialogue" afin d'aboutir à un cessez-le-feu en Libye, et de "soutenir
même le plus faible signal d'ouverture et de volonté de
réconciliation". Avant la messe de Paques dimanche, point d'orgue de
la Semaine sainte, le Saint-Père avait assisté, samedi soir, à la
basilique Saint-Pierre la traditionnelle veillée pascale, qui fait
revivre le passage de la mort à la résurrection du Christ.
Cette veillée donne généralement lieu à des baptêmes d'adultes,
sacrement donné cette année à six d'entre eux venant de Suisse,
d'Albanie, de Russie, du Pérou, de Singapour et de Chine. Dimanche
dernier, jour des Rameaux, des dizaines de milliers de fidèles
s'étaient réunis au Vatican avec des palmes et des branches
d'olivier. Selon la tradition catholique, le dimanche des Rameaux,
qui se tient une semaine avant Pâques, correspond à l'entrée
triomphante de Jésus-Christ sur un âne à Jérusalem, accueilli par
une foule brandissant des palmes, une semaine avant sa crucifixion.
Dans dix jours à Rome un autre grand rendez-vous attend les 1,2
milliard de catholiques, celui de la béatification du précédesseur
de Benoit XVI, le pape Jean Paul II. Quelque 300.000 personnes sont
attendues, les 30 avril, 1er mai et 2 mai, pour trois jours de
festivités qui mobiliseront environ 3.000 policiers, 1.200 employés
des services de voirie et 2.500 volontaires.
« La résurrection du Christ n'est pas le fruit d'une spéculation,
d'une expérience mystique : elle est un évènement », a affirmé
Benoît XVI dans son message de Pâques au monde entier, ce dimanche
matin.
Le pape a adressé son message depuis la loggia située au centre de
la façade de la Basilique Saint-Pierre, au terme de la messe du jour
de Pâques qu'il a présidée sur le parvis de la Place Saint-Pierre en
présence de plus de 70.000 pèlerins dans un splendide décor de
fleurs multicolores et d'arbustes aménagé pour l'occasion par des
paysagistes hollandais.
Benoît XVI a rappelé que la foi des chrétiens se base encore
aujourd'hui « sur le témoignage de ces sœurs et de ces frères qui
ont vu d'abord le rocher renversé et le tombeau vide, puis les
mystérieux messagers qui attestaient que Jésus, le Crucifié, était
ressuscité ; ensuite lui-même, le Maître et Seigneur, vivant et
tangible, qui était apparu à Marie de Magdala, aux deux disciples
d'Emmaüs, enfin à tous les onze, réunis au Cénacle ».
« La résurrection du Christ n'est pas le fruit d'une spéculation,
d'une expérience mystique : elle est un évènement, qui dépasse
certainement l'histoire, mais qui se produit à un moment précis de
l'histoire et laisse en elle une empreinte indélébile », a souligné
le pape.
« La lumière qui a ébloui les gardes postés pour surveiller le
tombeau de Jésus a traversé le temps et l'espace. C'est une lumière
différente, divine, qui a déchiré les ténèbres de la mort et qui a
introduit dans le monde la splendeur de Dieu, la splendeur de
la Vérité et du Bien », a-t-il ajouté.
« Comme les rayons du soleil, au printemps, font pousser et éclore
les bourgeons sur les branches des arbres, de même, l'irradiation
qui émane de la résurrection du Christ donne force et sens à toute
espérance humaine, à toute attente, désir, projet », a affirmé
Benoît XVI.
Le pape a expliqué que le ciel et la terre se réjouissent de la
résurrection du Christ. Mais alors qu'au ciel « tout est paix et
joie », « il n'en est malheureusement pas ainsi sur la terre ! Ici,
en ce monde, l'alleluia pascal contraste encore avec les
gémissements et les cris qui proviennent de nombreuses situations
douloureuses : misère, faim, maladies, guerres, violences ».
Et pourtant, a insisté le pape « c'est précisément pour cela que le
Christ est mort et ressuscité ! Il est mort aussi à cause de nos
péchés d'aujourd'hui, et il est ressuscité aussi pour la rédemption
de notre histoire d'aujourd'hui. Mon message veut donc rejoindre
tout le monde et, comme annonce prophétique, en particulier les
peuples et les communautés qui souffrent un temps de passion, pour
que le Christ ressuscité leur ouvre le chemin de la liberté, de la
justice et de la paix ».
Après avoir prononcé son message de Pâques, le pape a présenté ses
voeux de Pâques aux fidèles du monde entier, dans 65 langues, avant
de prononcé sa bénédiction urbi et orbi (à la ville de Rome et au
monde).
En fin d'après-midi, le pape quittera le Vatican pour se rendre à
Castel Gandolfo où il restera jusqu'à dimanche prochain, 1ère mai,
dimanche de la Miséricorde et béatification de Jean-Paul II.
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L'Eglise au Ghana est confrontée à une multitude de problèmes -
corruption à tous les niveaux de la société, combats continuels pour
les droits de la femme et autres. Mais, selon l'évêque de Jasikan,
l'Eglise locale a deux qualités à offrir : endurance et joie.
« Nous sommes capables de rire, de danser, de chanter », reconnaît
Mgr Gabriel Akwasi Abiabo Mante. « Ce n'est pas que nous nions
l'existence de situations difficiles. C'est que, quand nous chantons,
nous dansons et nous rions, nous pensons toujours aux solutions à
nos problèmes ».
L'évêque ghanéen, âgé de 63 ans, s'est livré à cette réflexion lors
de l'émission de télévision « Là où Dieu pleure ».
Q : Des missionnaires affirment que l'Afrique doit être évangélisée
par les Africains. Où en est l'Eglise du Ghana à cet égard ?
Mgr Mante : Je crois que l'Eglise au Ghana a fait beaucoup de chemin.
La hiérarchie ghanéenne, les évêques, les principaux représentants
de l'Eglise sont des Ghanéens, de même que la grande majorité des
prêtres ; 80% d'entre eux, ou plus, sont originaires du Ghana. Ceci
ne signifie pas, toutefois, que nous n'avons pas besoin de
missionnaires au Ghana. Nous en avons encore besoin. Et même, je les
invite maintenant à venir, car mon diocèse est un jeune diocèse.
Ces missionnaires ont-ils influencé votre vocation ?
Oui, ils nous ont inspirés énormément, par la façon dont ils
s'acquittaient de leur tâche. Ils étaient pleins de zèle, concentrés
sur leur mission et très déterminés et, de plus, proches de nos
gens. Quand ils venaient dans un village typique, ils allaient de
maison en maison pour visiter les gens. Leur travail était exaltant,
accompli dans un esprit de sacrifice. Si l'on y songe, même en
comparant avec la situation de nos jours - ils ont quitté leurs
maisons, si loin, pour dormir dans nos sacristies, dans nos huttes
aux toits de chaume. C'était formidable. La plupart d'entre eux ont
mangé notre nourriture. Ils se sont identifiés à nous. Leur vie de
prière nous a beaucoup inspirés. Je me souviens de cette époque où,
avant la messe, le curé de la paroisse venait prier le bréviaire, ou
réciter le rosaire, autour de l'Eglise. Toutes ces choses ont
inspiré certains d'entre nous et influé sur nos décisions d'enfance
de devenir prêtres. J'étais impliqué dans l'Eglise car mon frère
était catéchiste et, très tôt, il m'a appris à animer les services
religieux, pour les remplacer, quand lui ou le prêtre étaient
absents. Je pense que cela aussi a contribué à inspirer ma vocation.
Et vos parents ? Etaient-ils catholiques ?
Ma mère a été la première à être baptisée, puis mon père. Il est
mort quand j'étais encore enfant, et je ne l'ai pas vraiment connu.
Donc, pour ce qui est de la foi catholique dans notre famille, c'est
une chose que nous avons reçue de notre mère. Elle a été baptisée la
première. Elle nous a élevés sans jamais nous obliger à aller à
l'église, mais d'une certaine façon elle nous poussait tous à y
aller. Nous sommes maintenant à la quatrième génération qui
maintient la foi que nous avons reçue d'elle.
J'aimerais aborder avec vous la question des religions africaines
traditionnelles. Certaines sont-elles appréciées dans l'Eglise
catholique ?
Je dirais plutôt qu'elles sont dépositaires d'un certain nombre de
valeurs, par exemple le respect des parents, des personnes âgées, de
l'autorité, le travail dur, l'humilité et autres et, je dois dire
aussi, une certaine crainte de Dieu. Oui, les religions
traditionnelles possédaient, et possèdent encore, ces valeurs ; mais
la grande différence est que ces valeurs sont inspirées davantage
par la crainte d'une punition des esprits que par l'amour de Dieu,
qui inspire ces valeurs dans les Eglises catholiques et chrétiennes.
C'est là la grande différence.
L'Eglise catholique a-t-elle incorporé quelques-unes de ces
traditions ?
Oui, la plus importante, qui, je dois dire, n'est pas propre à la
culture du Ghana, mais à l'ensemble du continent, est notre manière
de rendre le culte à Dieu. Nous sommes très extravertis dans notre
façon de rendre le culte ou de nous exprimer. Nous faisons beaucoup
de gestes, nous chantons, nous dansons, mais il y a également des
moments où nous observons le silence. C'est là un des aspects les
plus importants qui ont été incorporés. L'autre est l'utilisation de
la langue locale. Certains disent que, maintenant, nous sommes en
mesure de profiter de la liturgie, parce que nous chantons et prions
dans notre propre langue.
Quelle est la position des femmes aujourd'hui dans la société ?
Ont-elles accès à l'éducation ?
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SCAA PELERINAGE 2009
Chers Soeurs et frères
En ce jour beni du 11 Octobre 2009, je voulais exprimer mes
felicitations a nos membres pour le grand succes de notre pelerinage de
cette annee. Ce 11 Octobre, nous nous sommes mobilises massivement, plus
massivement que par le passe, pour ensemble nous mettre sous la
protection de la Sainte Vierge Marie, Notre Mere, lors de notre
pelerinage mariale annuelle, au "National Shrine Grotto of Lourdes"
A chacun et a chacune, a tous bravo et merci
Voici quelques photos, qui meme si elles ne disent pas tout sur notr
grand pelerinage donnent une petite idee de fe grand moment de la vie de
notre associaiton, la SCAA
Nous savons que l'intercession de notre Mere Marie nous obtiendra la
grace de grandir pour mieux servir la communaute catholique senegalaise
exilee aux USA, pour apporter notre pierre a l'edification de l'Eglise
Catholique senegalaise.
Que la benediction de Dieu, Notre Pere Celeste, se repande sur nous tous
et que Son esprit Saint nous anime et nous fortifie
Fraternellement
Prosper