L’homme est vivant tant que l’espérance est
vivante en son cœur
29/11/2010 (1:19)
« L’embryon dans le sein maternel » n’est pas « un amas de matériel
biologique », mais un « nouvel être vivant, dynamique et
merveilleusement ordonné, un nouvel individu de l’espèce humaine » ;
« C'est comme cela que Jésus a été dans le sein de Marie. Il en a
été ainsi pour chacun de nous, dans le sein de notre mère ». Par ces
paroles, Benoît XVI a rappelé le devoir de préserver « la vie
naissante, la plus fragile, la plus menacée par l’égoïsme des
adultes et l'obscurcissement des consciences ». C’était lors de la
célébration des premières Vêpres du premier dimanche de l’Avent, en
La basilique Saint-Pierre, dans le cadre d’une « Veillée pour la vie
naissante ». « Il y a des tendances culturelles qui cherchent à
anesthésier les consciences sous de faux prétextes », a mis en garde
le Pape. Mais encore, « même après la naissance, la vie des enfants
continue à être exposée à l'abandon, à la faim, à la misère, à la
maladie, aux abus, à la violence, à l'exploitation ». D’où «
l’invitation aux « protagonistes de la politique, de l'économie et
des communications sociales à faire tout ce qu'ils peuvent, afin de
promouvoir une culture toujours respectueuse de la vie humaine ».
Les réflexions de Benoît XVI se sont ensuite étendues au temps de
l’Avent, car l’ « Incarnation », précisément, nous révèle avec une
intense lumière et de manière surprenante que chaque vie humaine a
une très haute dignité, incomparable ». Chaque être humain, a conclu
le Pape, « est en droit de ne pas être traité comme un objet à
posséder ou comme une chose qu'on pourrait manipuler à volonté, de
ne pas être réduit à un pur instrument pour le profit des autres et
de leurs intérêts
---------------
La vie consacrée est missionnaire
26/11/2010 (1:05)
Les difficultés d’aujourd’hui ne sauraient nous faire oublier que la
Vie consacrée est enracinée dans le projet de Dieu, a rappelé Benoît
XVI en recevant ce vendredi les Supérieurs généraux des
congrégations masculines et féminines au terme de leur assemblée
semestrielle. Cherchez Dieu sous les traits des confrères qu’il vous
a donnés, avec lesquels vous partagez la même vie et même mission;
cherchez-le sous les traits des hommes et des femmes de notre temps,
auxquels vous êtes envoyés pour leur offrir le don de l’Evangile.
Cherchez-le particulièrement sus les traits du pauvre, premier
destinataire de la Bonne Nouvelle ; cherchez-le dans l’Eglise, où le
Seigneur est vraiment présent. Le Pape a invité les Supérieurs
généraux à trouver les moyens de rendre effective la vie fraternelle
en communauté et à favoriser la communion, la communication
réciproque, la chaleur et la vérité dans les relations réciproques.
Pour les congrégations religieuses, a-t-il ajouté, la mission est
une partie essentielle de la vocation, et la présence des consacrés
dans les aréopages d’aujourd’hui doit être renouvelée pour annoncer,
comme l’avait fait Paul à Athènes, le Dieu inconnu.
---------------
En Jésus-Christ se réalise le vrai désir de
la vie
26/11/2010 (1:35)
« La vie du Christ » était le thème de la VI Conférence
internationale Théologique, inaugurée par le patriarche de Moscou au
monastère de saint Daniel. Julián Carrón, invité comme représentant
de l’Eglise catholique est intervenu sur le thème : « Laïcs dans
l’Eglise ou chrétiens dans le monde ? », lors d’une rencontre animée
à la Bibliothèque de l’esprit.
Don Julián Carrón: « Le désir de l’homme est sans limites, il est
infini. Il nous est tous arrivé de voir qu’à chaque fois que nos
désirs se réalisent, nous en demandons encore plus, tellement nous
sommes incapables de les accomplir. En Jésus-Christ, les hommes ont
eu la surprise de voir qu’en Le rencontrant se réalisait le vrai
désir de la vie ».
« De quelle manière le Mystère a-t-il fait les choses ? Il nous a
jeté dans le réel avec un seul outil, le cœur. Et comme il nous a
lancés en disant ‘ et maintenant compare presque tout avec ce cœur
et tu découvriras le pourquoi des choses’, alors la vie s’est
transformée en aventure, car il s’agissait de découvrir ce qui
correspondait à cette exigence de bonheur que je sentais sur moi.
Tout devenait partie d’une histoire, d’une aventure où, la personne
découvrait petit à petit ce qui correspondait à cette exigence du
cœur ».
« Pour celui qui est amoureux, tout devient intéressant: ... une
bonne nouvelle, une rencontre, quoiqu’il arrive, tout devient
intéressant. Pour celui qui a rencontré Dieu… tout devient signe de
Lui ! ».
----------
Le samedi 27 novembre, Benoît XVI a célébré
les premières Vêpres du premier dimanche de l'Avent
dans le cadre d'une Veillée de prière pour la vie. Florilège des
paroles du Pape à l'occasion de cet événement.
Benoît XVI appelle "les protagonistes de la politique, de l'économie
et de la communication sociale à faire tout ce qui est dans leurs
possibilités, pour promouvoir une culture toujours respectueuse de
la vie humaine ".
Déplorant l'existence de "tendances culturelles qui cherchent à
anesthésier les consciences" le Pape rappelle que "toute vie humaine"
a "une très haute dignité, incomparable".
L'homme a "le droit de ne pas être traité comme un objet à posséder
ou comme une chose qui peut se manipuler à volonté", il ne doit "pas
être réduit à un pur instrument".
Et l'embryon "n'est pas un tas de matériel
biologique, mais un nouvel être vivant, dynamique et
merveilleusement ordonné, un nouvel individu de l'espèce humaine",
martèle Benoit XVI.
Evoquant le "triste panorama des injustices commises contre la vie
de l'homme, avant et après la naissance", le Pape a repris l'appel
de Jean Paul II, dans Evangelium Vitae (1995) : « respecte, défends,
aime et sers la vie, toute vie humaine ! C'est seulement sur cette
voie que tu trouveras la justice, le développement, la liberté
véritable, la paix et le bonheur ! »
-----------
Benoît XVI, un pape qui
marche avec nous
Editorial du Père Lombardi sur le livre entretien « Lumière du monde
»
ROME, Lundi 29 novembre 2010 - Benoît XVI est un pape qui « marche
avec nous » et nous aide à lire l'actualité, déclare avec conviction
le père Federico Lombardi, directeur de la salle de presse du Saint-Siège,
dans l'éditorial du dernier numéro d'« Octava Dies », le bulletin
hebdomadaire d'information du Centre de télévision du Vatican dont
il est aussi le directeur.
L'article du P. Lombardi est centré sur le livre entretien « Lumière
du monde » du journaliste allemand Peter Seewald avec Benoît XVI,
publié et présenté le 23 novembre dernier au Vatican.
« Le pape vu de près, mieux connu non seulement comme pape mais
comme homme, a dit le porte-parole du Saint-Siège, attire la
sympathie de tant de personnes, qui apprécient sa gentillesse et sa
sensibilité, sa personnalité humble et humaine, son attention envers
ceux qu'il rencontre, petits et grands ».
« L'enthousiasme des gens de la rue au cours de tant de voyages à
l'étranger, comme à Malte, au Portugal, au Royaume Uni ou en Espagne,
est dû en grande partie à une meilleure connaissance de la personne
de Joseph Ratzinger, Benoît XVI ».
Et ce livre entretien, selon le père Lombardi, est « une nouvelle
occasion pour mieux connaître qui est notre pape ».
Si « les nouvelles qui ont accompagné la publication se sont souvent
concentrées sur quelques pages seulement et sur très peu de sujets
», en réalité, souligne-t-il, durant ces six longues heures
d'entretien qui ont donné naissance à ce livre, le pape a touché un
vaste nombre de questions qui peuvent intéresser le public
d'aujourd'hui ; et il l'a fait dans un langage et un style simples
et spontanés, une franchise presque déconcertante parfois ».
Le père Lombardi voit donc dans ce livre « un nouveau moyen original
pour répondre à tant de questions que nous voudrions lui adresser,
des plus profondes et plus importantes sur le sens de notre vie, aux
problèmes qui tourmentent l'Eglise, aux crises dramatiques du monde
d'aujourd'hui », pour répondre aussi à « des questions plus
personnelles, sur lui et sur ses sentiments ».
Un pape, a-t-il conclu, qui ne nous parle pas seulement de la chaire
de son magistère solennel ou au cours de grandes célébrations
liturgiques, mais nous laisse comprendre qu'il marche avec nous, en
frère et en ami, les pieds bien enracinés dans notre terre, à la
fois fascinante et dramatique, nous aidant ainsi à mieux regarder
devant nous, d'une foi simple et solide, vive d'espérance ».
------------------
CREC : une formation pour une
communication plus humaine
21/12/2010 (6:13)
Les 26 et 27 novembre derniers, le Centre de recherche et
d’éducation en Communication, le CREC, a profité de l’occasion de
son assemblée générale, à Lyon, pour faire un point sur ses
activités et tracer un bilan des résultats obtenus jusqu’ici, auprès
des séminaristes, évêques et chargés de communication sociale, en
Afrique. Le CREC avait un invité d’honneur : Mgr Jan Dumon,
Secrétaire Général de l'œuvre pontificale Saint Pierre Apôtre.
Père Jan Dumon: « Nous sommes en quelque sorte des « partenaires »,
car une bonne communication est un aspect fondamental de la
formation des séminaristes. Quand Robert Molhant m'a contacté,
j'étais ravi de cette opportunité de travailler ensemble. De notre
part, nous nous limitons à financer des sessions destinées aux
séminaristes, pour les aider à bien appréhender la manière de
communiquer, pas seulement d'un point de vue technique, mais aussi
phénoménologique. La communication vue comme base d'évangélisation,
un acte de communication qui naît de notre foi. Dans un certain
sens, ce lien est loin d'être simplement institutionnel, ce lien,
c'est Jésus-Christ lui-même."
Depuis près de 40 ans, le CREC assure la formation à la
communication de plus d'un millier de responsables des institutions
de communication des églises chrétiennes, partout dans le monde. Les
nouveaux programmes mis en place en Afrique constituaient le cœur de
cette assemblée. Robert Molhant, le président du CREC, nous dit
toute leur importance :
Robert Molhant : « Actuellement nous formons à la communication
sociale des séminaristes, des chargés de communications, des
professionnels des medias et des évêques. Notre groupe international
de formateurs se rend sur place, en Afrique, ils y organisent des
sessions dans les séminaires ou pour les professionnels du secteur.
Ils n'enseignent pas aux futurs prêtres, évêques ou professionnels,
des techniques de communication, ils les aident à développer leurs
capacités individuelles, à faire partager aux autres leur ressenti,
ce qui est essentiel pour eux dans la vie, l'aspect religieux de
leur expérience. »
Dès sa création, le CREC a expérimenté diverses méthodologies mais
peu à peu s’est dessinée une méthodologie spécifique, à laquelle
Pierre Babin, qui est le fondateur du centre, a donné un nom bien
précis : « La voie symbolique ». Pierre Babin est venu saluer les
participants à l’Assemblée :
Père Pierre Babin :"L'essentiel, pour le CREC, c'est la
confrontation, c'est le rapport qui lie la foi et la technologie des
médias, l'influence que cette nouvelle technologie et sa
civilisation a sur l'Eglise. Le but premier, c'est l'Eglise."
"Il faut intégrer la foi aux medias. Ils ne sont pas qu'un défi. Ils
sont très importants et ils sont une opportunité pour l'Eglise ".
A l'heure de la culture médiatique, cette méthodologie suppose donc
une nouvelle manière d'aborder les réalités, un nouvel état
d’esprit, où l'analyse et le raisonnement, l'intuition et le
symbole, doivent former un tout … Robert Molhant :
Robert Molhant: "Le monde actuel est un monde où l’émotion et le
ressenti se perdent de plus en plus. Annoncer l'Evangile dans un
monde comme celui-ci exige que les gens redécouvrent cette
dimension-là, celle du ressenti, cette même dimension que l’on
trouve chez les artistes et dans leurs œuvres. Ce que nous
proposons, c'est une forme de transcendance qui permette de
découvrir à nouveau de quelle façon il est possible aujourd’hui
d’annoncer l'Evangile. Au lieu de partir d'un effort cérébral, de se
fonder sur le concept, il faut partir des symboles religieux qui
sont profondément ancrés dans nos existences. C'est la voie à
suivre, la voie symbolique. »
Cette "voie symbolique ", selon Robert Molhant, se fonde sur une
communication plus humaine, essentielle pour penser à une nouvelle
manière de communiquer la façon de vivre la foi chrétienne et même
d’entendre le message évangélique :
Le CREC dispose d'une équipe internationale de formateurs qui,
durant les cours, mettent en pratique ces principes fondamentaux.
Chacun d’eux a une longue expérience de la formation dans les
milieux liés aux institutions chrétiennes. Sean Patrick Lovett en
fait partie :
Sean Patrick Lovett: « Notre but est d’enseigner par l'expérience
comment se comporter pour bien communiquer, pour communiquer avec
efficacité. Toute notre méthode est là. C'est une nouvelle manière
de communiquer, un « cœur-à-cœur » et non plus un «tête-à-tête ».
L'année 2011 s'annonce chargée pour le CREC. Des sessions doivent
avoir lieu au Burkina Faso, en Ethiopie, au Liban, au Liberia,
tandis que des contacts sont également en cours pour le Bénin et le
Togo.
Quant à la réunion annuelle de l'équipe internationale de
formateurs, elle aura lieu à Rome, du 16 au 19 juin.