MEDITATION
La Vraie Vie en Dieu, c’est devenir enfants de la Mère de Dieu puisque Son
Coeur Immaculé n’est jamais séparé du Sacré-Coeur de Jésus, mais est
en union parfaite avec le Sien.
La Vraie Vie en Dieu, c’est visiter le Saint Sacrement et être avec Jésus.
Nous devons demander à l’Esprit-Saint de nous accorder l’Esprit de
Piété pour apprendre à adorer le Divin Sacrement.
La Vraie Vie en Dieu, c’est observer avec crainte ce qui est réellement Chair et réellement Nourriture,
ce qui
est réellement
Sanget réellement
Boisson.
Jésus a dit :
“Appuyez-vous sur Moi et Je vous guiderai à Mon
Tabernacle où Je vous attends jour et nuit. Je M’offre à vous chaque
jour, venez, tout ce dont J’ai besoin c’est d’Amour, d’Amour et
d’Adoration.”
La Vraie Vie en Dieu, c’est prier pour l’unité et pour l’unification des dates
de Pâques puisque c’est le plus grand désir de notre Seigneur
Jésus-Christ. Nous pouvons être les prémices de l’unité en nous
assemblant et en priant ensemble, d’un seul coeur et d’une seule
voix.
Jésus a dit :”J’ai besoin d’humilité et d’amour, et de la conversion des
coeurs, pour qu’ils soient la fondation de votre unité.”Enfin que la devise de la Vraie Vie en Dieu soit :
“Rendre l’amour
pour le mal.”, parce que, comme l’a dit Jésus,
“l’amour est la racine de l’arbre des vertus.”
Sans cette
racine, l’arbre n’a pas de vertu, pas de fruit. “Le Coeur du
Seigneur est l’Amour, et le Coeur de la Loi est basé sur
l’AMOUR.”
Il est écrit : Ne jugez pas,” La langue est le pire de tout ! Car la langue
qui reçoit la Sainte Communion est la même qui juge, critique,
blasphème. Aussi Jésus nous dit : “Je voudrais que vous
jeûniez, mais également avec vos lèvres.”
“Je suis un Dieu plein de pitié et Mon Coeur peut être touché. Viens et
apprends :
- le matin, sème ta graine d’amour ;
- à midi, sème ta graine de paix ;
- le soir, sème ta graine de réconciliation ;
Puis va récolter ta moisson et offre-la Moi, à Moi ton Père dans le Ciel et
Je te dirai :
“Dans ta bienveillance, Mon enfant, tu as obtenu ta récompense du ciel.”
D’en haut, Je vous appelle tous :
“Venez ! Venez faire la paix avec Moi votre Dieu, et vous aurez Mes
bénédictions. Revenez à Moi et vous vivrez pour toujours.”
Jésus, mon seul amour, je prie pour ceux que Tu aimes mais qui ne savent pas
T’aimer ; puissent-ils être purifiés et guéris, afin qu’eux aussi
soient exemptés de tout mal. Amen.
Face à la crise économique
Benoît XVI appelle à investir sur l’homme
Benoît XVI a invité à encourager un « développement humain intégral
» pour éloigner « les perspectives préoccupantes de récession
mondiale ».
« La crise financière et économique, qui assaille la planète tout
entière depuis le début 2008, a changé le panorama, si bien que le
risque est réel que les espérances de sortir de la pauvreté extrême
s’éteignent, et que des populations qui bénéficiaient jusqu’à
aujourd’hui d’un minimum de bien être matériel tombent dans la
misère », a affirmé Benoît XVI.
Par ailleurs, il a estimé que « la crise économique actuelle
comporte la menace de l’effacement ou de la réduction drastique des
plans d’aide internationale, spécialement en faveur de l’Afrique et
des autres pays économiquement moins développés ».
Le pape a souhaité « faire appel aux membres du G8, aux autres pays
représentés et aux gouvernants du monde entier, afin que l’aide au
développement, surtout celle destiné à ‘valoriser’ la ‘ressource
humaine’ soit maintenue et développée.
Ouverture de l’année sacerdotale : Lettre de Benoît XVI aux prêtres
Et il n'hésitait pas à s'infliger des mortifications pour le bien
des âmes qui lui étaient confiées et pour contribuer à l'expiation
de tant de péchés entendus en confession. A un confrère prêtre, il
expliquait : « Je vais vous dire ma recette. Je leur donne une
petite pénitence et je fais le reste à leur place »31. Par-delà ces
pénitences concrètes auxquelles le Curé d'Ars se livrait, le noyau
central de son enseignement demeure toujours valable pour tous :
Jésus verse son sang pour les âmes et le prêtre ne peut se consacrer
à leur salut s'il refuse de participer personnellement à ce « prix
élevé » de la rédemption.
Dans le monde d'aujourd'hui, comme dans les
temps difficiles du Curé d'Ars, il faut que les prêtres, dans leur
vie et leur action, se distinguent par la force de leur témoignage
évangélique. Paul VI faisait remarquer avec justesse : « L'homme
contemporain écoute plus volontiers les témoins que les maîtres, ou,
s'il écoute les maîtres, c'est parce qu'ils sont des témoins »32.
Pour éviter que ne surgisse en nous un vide existentiel et que ne
soit compromise l'efficacité de notre ministère, il faut que nous
nous interrogions toujours de nouveau : « Sommes-nous vraiment
imprégnés de la Parole de Dieu ? Est-elle vraiment la nourriture qui
nous fait vivre, plus encore que le pain et les choses de ce monde ?
La connaissons-nous vraiment ? L'aimons-nous ? Intérieurement, nous
préoccupons-nous de cette parole au point qu'elle façonne réellement
notre vie et informe notre pensée ? »33. Tout comme Jésus appela les
Douze pour qu'ils demeurent avec lui (cf. Mc 3,14) et que, après
seulement, il les envoya prêcher, de même, de nos jours, les prêtres
sont appelés à assimiler ce « nouveau style de vie » qui a été
inauguré par le Seigneur Jésus et qui est devenu précisément celui
des Apôtres34.
C'est cette même adhésion sans réserve au «
nouveau style de vie » qui fut la marque de l'engagement du Curé
d'Ars dans tout son ministère. Le Pape Jean XXIII, dans l'Encyclique
Sacerdotii nostri primordia, publiée en 1959 à l'occasion du premier
centenaire de la mort de saint Jean-Marie Vianney, présentait sa
physionomie ascétique sous le signe des « trois conseils
évangéliques », qu'il jugeait nécessaires aussi pour les prêtres : «
Si pour atteindre à cette sainteté de vie, la pratique des conseils
évangéliques n'est pas imposée au prêtre en vertu de son état
clérical, elle s'offre néanmoins à lui, comme à tous les disciples
du Seigneur, comme la voie royale de la sanctification chrétienne
»35. Le Curé d'Ars sut vivre les « conseils évangéliques » selon des
modalités adaptées à sa condition de prêtre. Sa pauvreté, en effet,
ne fut pas celle d'un religieux ou d'un moine, mais celle qui est
demandée à un prêtre : tout en gérant de grosses sommes d'argent
(puisque les pèlerins les plus riches ne manquaient pas de
s'intéresser à ses œuvres de charité), il savait que tout était
donné pour son église, pour les pauvres, pour ses orphelins et pour
les enfants de sa « Providence »36, et pour les familles les plus
nécessiteuses. Donc, il « était riche pour donner aux autres, et
bien pauvre pour lui-même »37. Il expliquait : « Mon secret est bien
simple, c'est de tout donner et de ne rien garder »38. Quand il lui
arrivait d'avoir les mains vides, content, il disait aux pauvres qui
s'adressaient à lui : « Je suis pauvre comme vous ; je suis
aujourd'hui l'un des vôtres »39. Ainsi, à la fin de sa vie, il put
affirmer dans une totale sérénité : « Je n'ai plus rien, le bon Dieu
peut m'appeler quand il voudra »40. Sa chasteté était aussi celle
qui était demandée à un prêtre pour son ministère. On peut dire
qu'il s'agissait de la chasteté nécessaire à celui qui doit
habituellement toucher l'Eucharistie et qui habituellement la
contemple avec toute l'ardeur du cœur et qui, avec la même ferveur,
la donne à ses fidèles. On disait de lui que « la chasteté brillait
dans son regard », et les fidèles s'en rendaient compte quand il se
tournait vers le tabernacle avec le regard d'un amoureux41. De même,
l'obéissance de saint Jean-Marie Vianney fut entièrement incarnée
dans son adhésion à toutes les souffrances liées aux exigences
quotidiennes du ministère. On sait combien il était tourmenté par la
pensée de son incapacité pour le ministère paroissial et par son
désir de fuir « pour pleurer dans la solitude sur sa pauvre vie »42.
L'obéissance seule, et sa passion pour les âmes, réussissaient à le
convaincre de rester à son poste. Il montrait à ses fidèles, comme à
lui-même qu'il « n'y a pas deux bonnes manières de servir Notre
Seigneur, il n'y en a qu'une, c'est de le servir comme il veut être
servi »43. Il lui semblait que la règle d'or pour une vie
d'obéissance fut celle-ci : « Ne faire que ce que l'on peut offrir
au bon Dieu »44.
Dans ce contexte d'une spiritualité nourrie
par la pratique des conseils évangéliques, je tiens à adresser aux
prêtres, en cette Année qui leur est consacrée, une invitation
cordiale, celle de savoir accueillir le nouveau printemps que
l'Esprit suscite de nos jours dans l'Église, en particulier grâce
aux Mouvements ecclésiaux et aux nouvelles Communautés. « L'Esprit
dans ses dons prend de multiples formes... Il souffle où il veut. Il
le fait de manière inattendue, dans des lieux inattendus et sous des
formes qu'on ne peut imaginer à l'avance... Il nous démontre
également qu'il œuvre en vue de l'unique corps et dans l'unité de
l'unique corps »45. Ce que dit à cet égard le Décret Presbyterorum
ordinis est d'actualité : « Eprouvant les esprits pour savoir s'ils
sont de Dieu, ils [les prêtres] chercheront à déceler, avec le sens
de la foi, les charismes multiformes des laïcs, qu'ils soient
humbles ou éminents, les reconnaîtront avec joie et les
développeront avec un zèle empressé »46. Ces mêmes dons, qui
poussent bien des personnes vers une vie spirituelle plus élevée,
sont profitables non seulement pour les fidèles laïcs mais pour les
ministres eux-mêmes. C'est de la communion entre ministres ordonnés
et charismes que peut naître « un élan précieux pour un engagement
renouvelé de l'Église au service de l'annonce et du témoignage de
l'Évangile de l'espérance et de la charité partout à travers le
monde »47. Je voudrais encore ajouter, dans la ligne de
l'Exhortation apostolique Pastores dabo vobis du Pape Jean-Paul II,
que le ministère ordonné a une « forme communautaire » radicale et
qu'il ne peut être accompli que dans la communion des prêtres avec
leur Évêque48. Il faut que cette communion des prêtres entre eux et
avec leur Évêque, enracinée dans le sacrement de l'Ordre et
manifestée par la concélébration eucharistique, se traduise dans les
diverses formes concrètes d'une fraternité effective et affective49.
Ainsi seulement, les prêtres pourront-ils vivre en plénitude le don
du célibat et seront-ils capables de faire épanouir des communautés
chrétiennes au sein desquelles se renouvellent les prodiges de la
première prédication de l'Évangile.
L'Année paulinienne qui arrive à sa fin nous
invite à considérer encore la figure de l'Apôtre des Gentils dans
laquelle brille à nos yeux un modèle splendide de prêtre
complètement « donné » à son ministère. « L'amour du Christ nous
presse - écrivait-il - à la pensée que, si un seul est mort pour
tous, alors tous sont morts » (2 Co, 5, 14) et il ajoutait : « Il
est mort pour tous, afin que les vivants ne vivent plus pour
eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux » (2
Co 5, 15). Quel meilleur programme pourrait être proposé à un prêtre
qui s'efforce de progresser sur le chemin de la perfection
chrétienne ?
Chers prêtres, la célébration du 150e
anniversaire de la mort de saint Jean-Marie Vianney (1859) vient
immédiatement après les célébrations achevées il y a peu du 150e
anniversaire des apparitions de Lourdes (1858). Déjà en 1959, le
bienheureux Pape Jean XXIII l'avait remarqué : « Peu avant que le
Curé d'Ars n'achevât sa longue carrière pleine de mérites, [la
Vierge Immaculée] était apparue dans une autre région de France à
une enfant humble et pure pour lui communiquer un message de prière
et de pénitence, dont on sait l'immense retentissement spirituel
depuis un siècle. En vérité, l'existence du saint prêtre dont nous
célébrons la mémoire, était à l'avance une vivante illustration des
grandes vérités surnaturelles enseignées à la voyante de Massabielle
! Il avait lui-même pour l'Immaculée Conception de la Très Sainte
Vierge une très vive dévotion, lui qui, en 1836, avait consacré sa
paroisse à Marie conçue sans péché et devait accueillir avec tant de
foi et de joie la définition dogmatique de 1854 »50. Le Saint Curé
rappelait toujours à ses fidèles que « Jésus-Christ, après nous
avoir donné tout ce qu'il pouvait nous donner, veut encore nous
faire héritiers de ce qu'il y a de plus précieux, c'est-à-dire sa
Sainte Mère »51.
Je confie cette Année sacerdotale à la Vierge
Sainte, lui demandant de susciter dans l'âme de chaque prêtre un
renouveau généreux de ces idéaux de donation totale au Christ et à
l'Église qui ont inspiré la pensée et l'action du Saint Curé d'Ars.
La fervente vie de prière et l'amour passionné de Jésus crucifié ont
nourri le don quotidien et sans réserve de Jean-Marie Vianney à Dieu
et à l'Église. Puisse son exemple susciter parmi les prêtres ce
témoignage d'unité avec l'Évêque, entre eux et avec les laïcs, qui
est si nécessaire aujourd'hui, comme en tout temps. Malgré le mal
qui se trouve dans le monde, la parole du Christ à ses Apôtres au
Cénacle résonne toujours avec la même force d'actualité : « Dans le
monde, vous aurez à souffrir, mais gardez courage ! J'ai vaincu le
monde » (Jn 16, 33). La foi dans le divin Maître nous donne la force
de regarder l'avenir avec confiance. Chers prêtres, le Christ compte
sur vous. A l'exemple du Saint Curé d'Ars, laissez-vous conquérir
par Lui et vous serez vous aussi, dans le monde d'aujourd'hui, des
messagers d'espérance, de réconciliation et de paix !
Avec ma bénédiction.
Du Vatican, le 16 juin 2009.
BENEDICTUS PP. XVI
1. C'est ainsi que l'a proclamé le Souverain
Pontife Pie XI en 1929.
2.« Le Sacerdoce, c'est l'amour du cœur de
Jésus »(in Le Curé d'Ars, Sa pensée, Son cœur. Présentés par l'Abbé
Bernard Nodet, éd. Xavier Mappus, Foi Vivante, 1966, p. 98). Par la
suite : Nodet. L'expression est citée aussi dans le Catéchisme de
l'Église catholique, n. 1589.