SENEGALAISE CATHOLIC ASSOCIATION OF AMERICA
__________________________________________
SEPTEMBRE 2010
08-09-10
Fête de la Nativité de la Vierge Marie
Livre de Michée 5,1-4.
Parole du Seigneur : Toi, Bethléem
Ephrata, le plus petit des clans de Juda, c’est de toi que je ferai
sortir celui qui doit gouverner Israël. Ses origines remontent aux
temps anciens, à l’aube des siècles.
Après un temps de délaissement, viendra un jour où enfantera celle
qui doit enfanter, et ceux de ses frères qui resteront rejoindront
les enfants d'Israël.
Il se dressera et il sera leur berger par la puissance du Seigneur,
par la majesté du nom de son Dieu. Ils vivront en sécurité, car
désormais sa puissance s'étendra jusqu'aux extrémités de la terre,
et lui-même, il sera la paix !
Psaume 13,6.
Moi, je prends appui sur ton amour ;
que mon cœur ait la joie de ton salut ! Je chanterai le Seigneur
pour le bien qu'il m'a fait.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 1,1-16.18-23.
Voici la table des origines de Jésus
Christ, fils de David, fils d'Abraham :
Abraham engendra Isaac, Isaac engendra Jacob, Jacob engendra Juda et
ses frères,
Juda, de son union avec Thamar, engendra Pharès et Zara, Pharès
engendra Esrom, Esrom engendra Aram,
Aram engendra Aminadab, Aminadab engendra Naassone, Naassone
engendra Salmone,
Salmone, de son union avec Rahab, engendra Booz, Booz, de son union
avec Ruth, engendra Jobed, Jobed engendra Jessé,
Jessé engendra le roi David. David, de son union avec la femme
d'Ourias, engendra Salomon,
Salomon engendra Roboam, Roboam engendra Abia, Abia engendra Asa,
Asa engendra Josaphat, Josaphat engendra Joram, Joram engendra
Ozias,
Ozias engendra Joatham, Joatham engendra Acaz, Acaz engendra
Ézékias,
Ézékias engendra Manassé, Manassé engendra Amone, Amone engendra
Josias,
Josias engendra Jékonias et ses frères à l'époque de l'exil à
Babylone.
Après l'exil à Babylone, Jékonias engendra Salathiel, Salathiel
engendra Zorobabel,
Zorobabel engendra Abioud, Abioud engendra Éliakim, Éliakim engendra
Azor,
Azor engendra Sadok, Sadok engendra Akim, Akim engendra Élioud,
Élioud engendra Éléazar, Éléazar engendra Mattane, Mattane engendra
Jacob,
Jacob engendra Joseph, l'époux de Marie, de laquelle fut engendré
Jésus, que l'on appelle Christ (ou Messie).
Voici quelle fut l'origine de Jésus Christ. Marie, la mère de Jésus,
avait été accordée en mariage à Joseph ; or, avant qu'ils aient
habité ensemble, elle fut enceinte par l'action de l'Esprit Saint.
Joseph, son époux, qui était un homme juste, ne voulait pas la
dénoncer publiquement ; il décida de la répudier en secret.
Il avait formé ce projet, lorsque l'ange du Seigneur lui apparut en
songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre
chez toi Marie, ton épouse : l'enfant qui est engendré en elle vient
de l'Esprit Saint ;
elle mettra au monde un fils, auquel tu donneras le nom de Jésus
(c'est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c'est lui qui sauvera son
peuple de ses péchés. »
Tout cela arriva pour que s'accomplît la parole du Seigneur
prononcée par le prophète :
Voici que la Vierge concevra et elle mettra au monde un fils, auquel
on donnera le nom d'Emmanuel, qui se traduit : « Dieu-avec-nous ».
------------------
09-09-10
Le jeudi de la 23e semaine du temps ordinaire
Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 8,1-7.10-13.
Au sujet de la nourriture qui a été
offerte aux idoles, je sais bien que nous avons tous la connaissance
nécessaire ; mais cette connaissance nous gonfle d'orgueil, tandis
que l'amour fait œuvre constructive.
Celui qui croit connaître quelque chose ne connaît pas encore comme
il faudrait ;
mais celui qui aime Dieu, celui-là est vraiment connu de Dieu.
Allons-nous donc manger de cette viande offerte aux idoles ? Nous
savons que les idoles ne sont rien du tout ; il n'y a pas de dieu
sauf le Dieu unique.
Bien qu'il y ait en effet, au ciel et sur la terre, des êtres qu'on
appelle des dieux - et il y a une quantité de « dieux » et de «
seigneurs » -
pour nous, en tout cas, il n'y a qu'un seul Dieu, le Père, de qui
tout vient et vers qui nous allons ; et il n'y a qu'un seul
Seigneur, Jésus Christ, par qui tout existe et par qui nous
existons.
Mais tout le monde n'a pas cette connaissance de Dieu : certains ont
été jusqu'ici habitués aux idoles, et ils croient faire un geste
d'idolâtrie en mangeant de cette viande ; comme leur conscience est
faible, ils se sentent coupables.
En effet, si l'un d'eux te voit attablé dans le temple d'une idole,
toi qui as cette connaissance, est-ce un exemple constructif pour
cet homme qui a la conscience faible ? Ne vas-tu pas le pousser à
manger de la viande offerte aux idoles ?
Et la connaissance que tu as va faire périr le faible, ce frère pour
qui le Christ est mort.
Ainsi, en péchant contre vos frères, et en blessant leur conscience
qui est faible, vous péchez contre le Christ lui-même.
C'est pourquoi, si une question d'aliments doit faire tomber mon
frère, je ne mangerai plus jamais de viande, pour ne pas faire
tomber mon frère.
Psaume 139(138),1-3.13-14.23-24.
Tu me scrutes, Seigneur, et tu sais !
Tu sais quand je m'assois, quand je me lève ; de très loin, tu
pénètres mes pensées.
Que je marche ou me repose, tu le vois, tous mes chemins te sont
familiers.
C'est toi qui as créé mes reins, qui m'as tissé dans le sein de ma
mère.
Je reconnais devant toi le prodige, l'être étonnant que je suis :
étonnantes sont tes œuvres toute mon âme le sait.
Scrute-moi, mon Dieu, tu sauras ma pensée éprouve-moi, tu connaîtras
mon cœur.
Vois si je prends le chemin des idoles, et conduis-moi sur le chemin
d’éternité
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 6,27-38.
Jésus déclarait à la foule : « Je vous
le dis, à vous qui m'écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à
ceux qui vous haïssent.
Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui
vous calomnient.
A celui qui te frappe sur une joue, présente l'autre. A celui qui te
prend ton manteau, laisse prendre aussi ta tunique.
Donne à quiconque te demande, et ne réclame pas à celui qui te vole.
Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi
pour eux.
Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle reconnaissance
pouvez-vous attendre ? Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment.
Si vous faites du bien à ceux qui vous en font, quelle
reconnaissance pouvez-vous attendre ? Même les pécheurs en font
autant.
Si vous prêtez quand vous êtes sûrs qu'on vous rendra, quelle
reconnaissance pouvez-vous attendre ? Même les pécheurs prêtent aux
pécheurs pour qu'on leur rende l'équivalent.
Au contraire, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien
espérer en retour. Alors votre récompense sera grande, et vous serez
les fils du Dieu très-haut, car il est bon, lui, pour les ingrats et
les méchants.
Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux.
Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous
ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés.
Donnez, et vous recevrez : une mesure bien pleine, tassée, secouée,
débordante, qui sera versée dans votre tablier ; car la mesure dont
vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous. »
-------------------
10-09-10
Le vendredi de la 23e semaine du temps ordinaire
Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 9,16-19.22-27.
En effet, annoncer l'Évangile, ce n'est
pas là mon motif d'orgueil, c'est une nécessité qui s'impose à moi ;
malheur à moi si je n'annonçais pas l'Évangile !
Certes, si je le faisais de moi-même, je recevrais une récompense du
Seigneur. Mais je ne le fais pas de moi-même, je m'acquitte de la
charge que Dieu m'a confiée.
Alors, pourquoi recevrai-je une récompense ? Parce que j'annonce
l'Évangile sans rechercher aucun avantage matériel, ni faire valoir
mes droits de prédicateur de l'Évangile.
Oui, libre à l'égard de tous, je me suis fait le serviteur de tous
afin d'en gagner le plus grand nombre possible.
Avec les faibles, j'ai été faible, pour gagner les faibles. Je me
suis fait tout à tous pour en sauver à tout prix quelques-uns.
Et tout cela, je le fais à cause de l'Évangile, pour bénéficier, moi
aussi, du salut.
Vous savez bien que, dans les courses du stade, tous les coureurs
prennent le départ, mais un seul gagne le prix. Alors, vous, courez
de manière à l'emporter.
Tous les athlètes à l'entraînement s'imposent une discipline sévère
; ils le font pour gagner une couronne de laurier qui va se faner,
et nous, pour une couronne qui ne se fane pas.
Moi, si je cours, ce n'est pas sans fixer le but ; si je fais de la
lutte, ce n'est pas en frappant dans le vide.
Mais je traite durement mon corps, et je le réduis en esclavage,
pour ne pas être moi-même disqualifié après avoir annoncé aux autres
la Bonne Nouvelle.
Psaume 84(83),2-6.12.
De quel amour sont aimées tes demeures,
Seigneur, Dieu de l'univers !
Mon âme s'épuise à désirer les parvis du Seigneur ; mon cœur et ma
chair sont un cri vers le Dieu vivant !
L'oiseau lui-même s'est trouvé une maison, et l'hirondelle, un nid
pour abriter sa couvée : tes autels, Seigneur de l'univers, mon Roi
et mon Dieu !
Heureux les habitants de ta maison : ils pourront te chanter encore
!
Heureux les hommes dont tu es la force : des chemins s'ouvrent dans
leur cœur !
Le Seigneur Dieu est un soleil, il est un bouclier ; le Seigneur
donne la grâce, il donne la gloire. Jamais il ne refuse le bonheur à
ceux qui vont sans reproche.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 6,39-42.
Jésus s'adressait à la foule en
paraboles : « Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ? Ne
tomberont-ils pas tous deux dans un trou ?
Le disciple n'est pas au-dessus du maître ; mais celui qui est bien
formé sera comme son maître.
Qu'as-tu à regarder la paille dans l'œil de ton frère, alors que la
poutre qui est dans ton œil à toi, tu ne la remarques pas ?
Comment peux-tu dire à ton frère : 'Frère, laisse-moi retirer la
paille qui est dans ton œil', alors que tu ne vois pas la poutre qui
est dans le tien ? Esprit faux ! enlève d'abord la poutre de ton œil
; alors tu verras clair pour retirer la paille qui est dans l'œil de
ton frère.
------------------
11-09-10
Le samedi de la 23e semaine du temps ordinaire
Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 10,14-22.
Mes bien-aimés, fuyez le culte des
idoles.
Je vous parle comme à des gens réfléchis ; jugez vous-mêmes de ce
que je dis.
La coupe d'action de grâce que nous bénissons, n'est-elle pas
communion au sang du Christ ? Le pain que nous rompons, n'est-il pas
communion au corps du Christ ?
Puisqu'il y a un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul
corps, car nous avons tous part à un seul pain.
Voyez ce qui se passe chez les Israélites : ceux qui mangent les
victimes offertes sur l'autel de Dieu sont en communion avec Dieu.
Je ne prétends pas que la viande offerte aux idoles ait une valeur,
ou que les idoles elles-mêmes aient une valeur.
J'affirme au contraire que les sacrifices des païens sont offerts
aux esprits mauvais, et non à Dieu, et je ne veux pas que vous soyez
en communion avec les esprits mauvais.
Vous ne pouvez pas en même temps boire à la coupe du Seigneur et à
celle des esprits mauvais ; vous ne pouvez pas en même temps prendre
part à la table du Seigneur et à celle des esprits mauvais.
Voudrions-nous provoquer la jalousie du Seigneur ? Sommes-nous donc
plus forts que lui ?
Psaume 116(115),12-13.17-18.
Comment rendrai-je au Seigneur tout le
bien qu'il m'a fait ?
J'élèverai la coupe du salut, j'invoquerai le nom du Seigneur.
Je t'offrirai le sacrifice d'action de grâce, j'invoquerai le nom du
Seigneur.
Je tiendrai mes promesses au Seigneur, oui, devant tout son peuple,
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 6,43-49.
Jésus disait à ses disciples : " Jamais
un bon arbre ne donne de mauvais fruits; jamais non plus un arbre
mauvais ne donne de bons fruits.
Chaque arbre se reconnaît à son fruit : on ne cueille pas des figues
sur des épines ; on ne vendange pas non plus du raisin sur des
ronces.
L'homme bon tire le bien du trésor de son cœur qui est bon ; et
l'homme mauvais tire le mal de son cœur qui est mauvais : car ce que
dit la bouche, c'est ce qui déborde du cœur.
Et pourquoi m'appelez-vous en disant : 'Seigneur ! Seigneur ! ' et
ne faites-vous pas ce que je dis ?
Tout homme qui vient à moi, qui écoute mes paroles et qui les met en
pratique, je vais vous montrer à qui il ressemble.
Il ressemble à un homme qui bâtit une maison. Il a creusé très
profond, et il a posé les fondations sur le roc. Quand est venue
l'inondation, le torrent s'est précipité sur cette maison, mais il
n'a pas pu l'ébranler parce qu'elle était bien bâtie.
Mais celui qui a écouté sans mettre en pratique ressemble à l'homme
qui a bâti sa maison à même le sol, sans fondations. Le torrent
s'est précipité sur elle, et aussitôt elle s'est effondrée ; la
destruction de cette maison a été complète. »
-------------------
12-09-10
Vingt-quatrième dimanche du temps ordinaire
Livre de l'Exode 32,7-11.13-14.
Moïse était encore sur la montagne du
Sinaï. Le Seigneur lui dit : " Va, descends, ton peuple s'est
perverti, lui que tu as fait monter du pays d'Egypte.
Ils n'auront pas mis longtemps à quitter le chemin que je leur avais
prescrit ! Ils se sont fabriqué un veau en métal fondu. Ils se sont
prosternés devant lui, ils lui ont offert des sacrifices en
proclamant : 'Israël, voici tes dieux, qui t'ont fait monter du pays
d'Égypte. ' »
Le Seigneur dit encore à Moïse : « Je vois que ce peuple est un
peuple à la tête dure.
Maintenant, laisse-moi faire ; ma colère va s'enflammer contre eux
et je vais les engloutir ! Mais, de toi, je ferai une grande nation.
»
Moïse apaisa le visage du Seigneur son Dieu en disant : « Pourquoi,
Seigneur, ta colère s'enflammerait-elle contre ton peuple, que tu as
fait sortir du pays d'Égypte par la vigueur de ton bras et la
puissance de ta main ?
Souviens-toi de tes serviteurs, Abraham, Isaac et Jacob, à qui tu as
juré par toi-même : 'Je rendrai votre descendance aussi nombreuse
que les étoiles du ciel, je donnerai à vos descendants tout ce pays
que j'avais promis, et il sera pour toujours leur héritage. ' »
Le Seigneur renonça au mal qu'il avait voulu faire à son peuple.
Psaume 51(50),3-4.12-13.17.19.
Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton
amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.
Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond
de moi mon esprit.
Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit
saint.
Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange.
Le sacrifice qui plaît à Dieu, c'est un esprit brisé ; tu ne
repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.
Première lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 1,12-17.
Je suis plein de reconnaissance pour
celui qui me donne la force, Jésus Christ notre Seigneur, car il m'a
fait confiance en me chargeant du ministère,
moi qui autrefois ne savais que blasphémer, persécuter, insulter.
Mais le Christ m'a pardonné : ce que je faisais, c'était par
ignorance, car je n'avais pas la foi ;
mais la grâce de notre Seigneur a été encore plus forte, avec la foi
et l'amour dans le Christ Jésus.
Voici une parole sûre, et qui mérite d'être accueillie sans réserve
: le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs ;
et moi le premier, je suis pécheur,
mais si le Christ Jésus m'a pardonné, c'est pour que je sois le
premier en qui toute sa générosité se manifesterait ; je devais être
le premier exemple de ceux qui croiraient en lui pour la vie
éternelle.
Honneur et gloire au roi des siècles, au Dieu unique, invisible et
immortel, pour les siècles des siècles. Amen.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 15,1-32.
Les publicains et les pécheurs venaient
tous à Jésus pour l'écouter.
Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme
fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! »
Alors Jésus leur dit cette parabole :
« Si l'un de vous a cent brebis et en perd une, ne laisse-t-il pas
les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller chercher
celle qui est perdue, jusqu'à ce qu'il la retrouve ?
Quand il l'a retrouvée, tout joyeux, il la prend sur ses épaules,
et, de retour chez lui, il réunit ses amis et ses voisins ; il leur
dit : 'Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé ma brebis, celle
qui était perdue ! '
Je vous le dis : C'est ainsi qu'il y aura de la joie dans le ciel
pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour
quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de conversion. »
Ou encore, si une femme a dix pièces d'argent et en perd une, ne
va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec
soin jusqu'à ce qu'elle la retrouve ?
Quand elle l'a retrouvée, elle réunit ses amies et ses voisines et
leur dit : 'Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé la pièce
d'argent que j'avais perdue ! '
De même, je vous le dis : Il y a de la joie chez les anges de Dieu
pour un seul pécheur qui se convertit. »
Jésus dit encore : « Un homme avait deux fils.
Le plus jeune dit à son père : 'Père, donne-moi la part d'héritage
qui me revient. ' Et le père fit le partage de ses biens.
Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu'il avait, et
partit pour un pays lointain où il gaspilla sa fortune en menant une
vie de désordre.
Quand il eut tout dépensé, une grande famine survint dans cette
région, et il commença à se trouver dans la misère.
Il alla s'embaucher chez un homme du pays qui l'envoya dans ses
champs garder les porcs.
Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que
mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien.
Alors il réfléchit : 'Tant d'ouvriers chez mon père ont du pain en
abondance, et moi, ici, je meurs de faim !
Je vais retourner chez mon père, et je lui dirai : Père, j'ai péché
contre le ciel et contre toi.
Je ne mérite plus d'être appelé ton fils. Prends-moi comme l'un de
tes ouvriers. '
Il partit donc pour aller chez son père. Comme il était encore loin,
son père l'aperçut et fut saisi de pitié ; il courut se jeter à son
cou et le couvrit de baisers.
Le fils lui dit : 'Père, j'ai péché contre le ciel et contre toi. Je
ne mérite plus d'être appelé ton fils... '
Mais le père dit à ses domestiques : 'Vite, apportez le plus beau
vêtement pour l'habiller. Mettez-lui une bague au doigt et des
sandales aux pieds.
Allez chercher le veau gras, tuez-le ; mangeons et festoyons.
Car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il
était perdu, et il est retrouvé. ' Et ils commencèrent la fête.
Le fils aîné était aux champs. A son retour, quand il fut près de la
maison, il entendit la musique et les danses.
Appelant un des domestiques, il demanda ce qui se passait.
Celui-ci répondit : 'C'est ton frère qui est de retour. Et ton père
a tué le veau gras, parce qu'il a vu revenir son fils en bonne
santé. '
Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d'entrer. Son
père, qui était sorti, le suppliait.
Mais il répliqua : 'Il y a tant d'années que je suis à ton service
sans avoir jamais désobéi à tes ordres, et jamais tu ne m'as donné
un chevreau pour festoyer avec mes amis.
Mais, quand ton fils que voilà est arrivé après avoir dépensé ton
bien avec des filles, tu as fait tuer pour lui le veau gras ! '
Le père répondit : 'Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et
tout ce qui est à moi est à toi.
Il fallait bien festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà
était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est
retrouvé ! »
------------------
13-09-10
Le lundi de la 24e semaine du temps ordinaire
Première lettre de saint Paul Apôtre
aux Corinthiens 11,17-26.33.
Puisque j'ai commencé à vous faire des critiques, je ne vous
félicite pas pour vos réunions : elles vous font plus de mal que de
bien.
Tout d'abord, quand votre Église se réunit, il paraît qu'il subsiste
parmi vous des divisions, et je crois que c'est assez vrai,
car il faut bien qu'il y ait parmi vous des groupes qui s'opposent,
pour qu'on reconnaisse ceux d'entre vous qui ont une valeur
éprouvée.
Donc, quand vous vous réunissez tous ensemble, ce n'est plus le
repas du Seigneur que vous prenez :
en effet, chacun se précipite pour prendre son propre repas ; alors
l'un reste affamé, tandis que l'autre a trop bu.
N'avez-vous donc pas de maisons pour manger et pour boire ?
Méprisez-vous l'Église de Dieu au point d'humilier ceux qui n'ont
rien ? Que puis-je vous dire ? vous féliciter ? Non, pour cela je ne
vous félicite pas !
Je vous ai pourtant transmis, moi, ce que j'ai reçu de la tradition
qui vient du Seigneur : la nuit même où il était livré, le Seigneur
Jésus prit du pain,
puis, ayant rendu grâce, il le rompit, et dit : « Ceci est mon
corps, qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi. »
Après le repas, il fit de même avec la coupe, en disant : « Cette
coupe est la nouvelle Alliance en mon sang. Chaque fois que vous en
boirez, faites cela en mémoire de moi. »
Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez à
cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu'à ce qu'il
vienne.
Ainsi donc, mes frères, quand vous vous réunissez pour ce repas,
ayez soin de vous attendre les uns les autres ;
Psaume 40(39),7-8.9.10.17.
Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice,
tu as ouvert mes oreilles ; tu ne demandais ni holocauste ni
victime,
alors j'ai dit : « Voici, je viens. « Dans le livre, est écrit pour
moi
ce que tu veux que je fasse. Mon Dieu, voilà ce que j'aime : ta loi
me tient aux entrailles. »
J'annonce la justice dans la grande assemblée ; vois, je ne retiens
pas mes lèvres, Seigneur, tu le sais.
Mais tu seras l'allégresse et la joie de tous ceux qui te cherchent
; toujours ils rediront : « Le Seigneur est grand ! » ceux qui
aiment ton salut.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 7,1-10.
Après avoir achevé tout son discours devant le peuple, Jésus entra
dans la ville de Capharnaüm.
Un centurion de l'armée romaine avait
un esclave auquel il tenait beaucoup ; celui-ci était malade, sur le
point de mourir.
Le centurion avait entendu parler de Jésus ; alors il lui envoya
quelques notables juifs pour le prier de venir sauver son esclave.
Arrivés près de Jésus, ceux-ci le suppliaient : « Il mérite que tu
lui accordes cette guérison.
Il aime notre nation : c'est lui qui nous a construit la synagogue.
»
Jésus était en route avec eux, et déjà il n'était plus loin de la
maison, quand le centurion lui fit dire par des amis : « Seigneur,
ne prends pas cette peine, car je ne suis pas digne que tu entres
sous mon toit.
Moi-même, je ne me suis pas senti le droit de venir te trouver. Mais
dis seulement un mot, et mon serviteur sera guéri.
Moi qui suis un subalterne, j'ai des soldats sous mes ordres ; à
l'un, je dis : 'Va', et il va ; à l'autre : 'Viens', et il vient ;
et à mon esclave : 'Fais ceci', et il le fait. »
Entendant cela, Jésus fut dans l'admiration. Il se tourna vers la
foule qui le suivait : « Je vous le dis, même en Israël, je n'ai pas
trouvé une telle foi ! »
De retour à la maison, les envoyés trouvèrent l'esclave en bonne
santé.
-------------------
14-09-10
Fête de la Croix Glorieuse
Livre des Nombres 21,4-9.
Au cours de sa marche à travers le
désert, le peuple d'Israël, à bout de courage,
récrimina contre Dieu et contre Moïse : « Pourquoi nous avoir fait
monter d'Égypte ? Était-ce pour nous faire mourir dans le désert, où
il n'y a ni pain ni eau ? Nous sommes dégoûtés de cette nourriture
misérable ! »
Alors le Seigneur envoya contre le peuple des serpents à la morsure
brûlante, et beaucoup en moururent dans le peuple d'Israël.
Le peuple vint vers Moïse et lui dit : « Nous avons péché, en
récriminant contre le Seigneur et contre toi. Intercède auprès du
Seigneur pour qu'il éloigne de nous les serpents. »
Moïse intercéda pour le peuple, et le Seigneur dit à Moïse : «
Fais-toi un serpent, et dresse-le au sommet d'un mât : tous ceux qui
auront été mordus, qu'ils le regardent, et ils vivront ! »
Moïse fit un serpent de bronze et le dressa au sommet d'un mât.
Quand un homme était mordu par un serpent, et qu'il regardait vers
le serpent de bronze, il conservait la vie
!
Psaume 78(77),1-2.34-35.36-37.38.
Écoute ma loi, ô mon peuple, tends
l'oreille aux paroles de ma bouche.
J'ouvrirai la bouche pour une parabole, je publierai ce qui fut
caché dès l'origine.
Quand Dieu les frappait, ils le cherchaient, ils revenaient et se
tournaient vers lui :
ils se souvenaient que Dieu est leur rocher, et le Dieu Très-Haut,
leur rédempteur.
Mais de leur bouche ils le trompaient, de leur langue ils lui
mentaient.
Leur cœur n'était pas constant envers lui ; ils n'étaient pas
fidèles à son alliance.
Et lui, miséricordieux, au lieu de détruire, il pardonnait ; maintes
fois, il retint sa colère au lieu de réveiller sa violence.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 3,13-17.
Nul n'est monté au ciel sinon celui qui
est descendu du ciel, le Fils de l'homme.
De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert,
ainsi faut-il que le Fils de l'homme soit élevé,
afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle.
Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique : ainsi
tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie
éternelle.
Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le
monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.